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Social

Réfugiés : le gouvernement veut renforcer l'hébergement citoyen

AFP/PHILIPPE BOURGUN

Le gouvernement a lancé lundi un nouvel appel à projets de "cohabitation solidaire" visant à accompagner le logement de 500 réfugiés chez des particuliers, a indiqué le ministère de la Ville et du Logement.

Ce dispositif, déjà initié en 2017, vise à trouver des associations qui accompagneront les familles accueillantes et les réfugiés pendant la durée du logement, soit "une durée allant de 3 à 12 mois", a précisé le ministère dans un communiqué.

"L'hébergement citoyen est un tremplin exceptionnel pour l'intégration des réfugiés sur notre territoire. Il faut continuer", a affirmé le ministre Julien Denormandie lors du lancement de l'opération dans les locaux de l'association Singa.

Depuis 2017, environ 650 réfugiés statutaires ont déjà bénéficié de ce type de projets accompagnés par l'Etat, a-t-on précisé à la Dihal (direction interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement) qui pilotera l'opération.

Pour cette deuxième vague, l'Etat a augmenté la dotation aux associations qui passera à 2.000 euros par réfugié accompagné (contre 1.500 auparavant), pour un budget total d'un million d'euros, a précisé le Dihal Sylvain Mathieu.

"C'est une réponse intéressante pour les personnes isolées, qu'on a du mal à loger du fait d'un déficit de logements de petite taille, et pour les moins de 25 ans qui n'ont pas ressources", a-t-il ajouté.

L'intérêt est aussi linguistique : lors de la première opération, le pourcentage de personnes parlant un français rudimentaire a baissé "de 64 % à l'entrée à 21 % à la sortie", a ajouté M. Mathieu.

Les associations sélectionnées devront identifier les réfugiés et les familles accueillantes, et assurer le suivi et la médiation en cas de besoin. Pour cette deuxième vague, des colocations seront aussi possible entre réfugiés et personnes issues de la société civile (étudiants et jeunes actifs par exemple).

Les pouvoirs publics cherchent à favoriser l'intégration des réfugiés statutaires et ont pour cela fait du logement une priorité. Une circulaire parue début mars fixait comme objectif de mobiliser 16 000 logements pour ce public en 2019.

L'hébergement citoyen est aussi une piste, même si le parlement a finalement retoqué l'an dernier une proposition de crédit d'impôt d'un montant de 1 500 euros maximum pour les contribuables hébergeant un réfugié.

Avec AFP.