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Limoges bannit les plateaux en plastique dans ses crèches, place à la porcelaine

©Moatassem/Shutterstock

Dès la rentrée, les enfants des crèches municipales de Limoges ne déjeuneront plus que dans des assiettes-plateaux en porcelaine : la ville a décidé de traquer les perturbateurs endocriniens dans ses crèches en bannissant les plateaux en plastique.

"Lutter contre les perturbateurs endocriniens, si néfastes pour la santé, s'imposait à nous", a indiqué à un correspondant de l'AFP Nadine Rivet, adjointe au maire chargée de la petite enfance à Limoges, labellisée Ville Santé Citoyenne, qui promeut le bien-être de ses citoyens.

Grâce à ces plateaux en forme de grande assiette à quatre compartiments, "on peut faire réchauffer la nourriture autant qu'on veut, sans risque", ajoute Mme Rivet, car les substances chimiques notamment présentes dans les plastiques comme la mélanine des plateaux-repas, sont accusées d'interférer avec le système endocrinien.

Il était par ailleurs "hors de question de choisir autre chose que de la porcelaine de Limoges pour les remplacer", a renchéri l'élue d'une ville mondialement connue pour sa porcelaine. 500 plateaux, créés spécialement par des sociétés locales, ont été pensés et dessinés par des étudiants en BTS et un procédé a été mis au point pour alléger le plateau, tout en gardant sa solidité. "Contrairement à ce que l'on pense, la porcelaine, c'est du solide. Il n'y a aucun risque de casse", assure Nadine Rivet.

Le plateau pèse 640 grammes pour un coût unitaire de 15 euros. "D'autres villes nous ont contactées, intéressées par ces plateaux", assure l'élue.

La distribution a débuté officiellement jeudi 29 août dans les douze crèches de la ville, qui accueillent chaque année 1000 enfants. "On est ravi que des crèches municipales s'engagent dans ce type de démarche, d'autant que cela s'inscrit dans un ensemble", a témoigné Vincent Bordes, papa d'une petite Anna, bientôt deux ans. "Même dans le contenu des assiettes, on est vigilant", assure la directrice de la crèche du Sablard, Séverine Mezeguer. Les cuisiniers ont ainsi été formés à réduire la teneur en sel des repas des crèches et des écoles (- 33 % chez les 3-6 ans), en graisses et sucres. À la crèche, les biberons en plastique ont aussi été remisés, les enfants sont lavés à l'eau - et avec du savon uniquement en cas de selles - et des nettoyeurs vapeur remplacent désormais les produits ménagers.

À l'extérieur, une centaine d'arbres allergènes ont été coupés dans les cours des crèches et d'écoles.

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Avec AFP.