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Politique

Néonicotinoïdes : un plan de transition pour la filière de la betterave et du sucre

Les professionnels s'engagent à restreindre à "une seule année" l'utilisation de semences traitées aux néonicotinoïdes.
©B Brown/Shutterstock

Les professionnels de la betterave et du sucre doivent présenter mardi au ministre de l'Agriculture un plan de transition visant à réduire l'impact sur l'environnement de la ré-autorisation provisoire des insecticides néonicotinoïdes jusqu'en 2023, a-t-on appris auprès de l'interprofession AIBS.

Ce "plan de prévention" comporte une série d'engagements qui doivent permettre d'"accélérer la transition" et "protéger les pollinisateurs", parallèlement à la ré-autorisation pour la culture de la betterave de ces insecticides controversés en raison du danger qu'ils font courir aux abeilles, indique l'AIBS.

Les professionnels s'engagent notamment sur "la réduction de 25% de l'utilisation des néonicotinoïdes en enrobage de semence par rapport à la pratique précédente".

Ils s'engagent également à restreindre à "une seule année" l'utilisation de semences traitées aux néonicotinoïdes par parcelle sur la période 2021-2023, période durant laquelle doit courir cette dérogation renouvelée chaque année, sous réserve du vote de la loi par le Parlement.

"Accélérer la recherche d'alternatives" 

Lundi soir, les députés LREM ont conditionné leur vote en faveur de ce projet de loi controversé qui sera débattu le 5 octobre à l'Assemblée nationale, en première lecture : ils ne voteront ce texte que si cette dérogation est limitée explicitement aux seules betteraves. Autre engagement du plan de prévention, la "mise en place de fermes pilotes en conditions réelles d'exploitation sur 500 hectares dès 2021 (1 000 hectares en 2023), parmi les surfaces conduites sans néonicotinoïdes, afin de démontrer les résultats de la recherche et les innovations". Ce plan de prévention s'ajoute en effet à un plan de recherche qui sera mené par l'Inrae et l'ITB (Institut technique de la betterave). Visant à poursuivre et accélérer la recherche d'alternatives à l'usage des néonicotinoïdes", ce plan devait également être remis dans la matinée au ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, selon l'AIBS.

Opposition des écologistes

Face au danger de la "jaunisse de la betterave", transmise par un puceron vert vecteur du virus, qui se développe sur les cultures dont les semences n'ont pas été enrobées au préalable de cet insecticide néfaste pour les abeilles, la France prévoit d'introduire des dérogations temporaires pour permettre à ses agriculteurs de le réutiliser. Malgré l'opposition des écologistes et des apiculteurs, Paris s'appuie sur l'article 53 du règlement européen sur les phytosanitaires permettant de déroger à l'interdiction de certains produits lorsqu'il existe un "danger qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens raisonnables".

Avec AFP.

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