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Politique

Présidentielle : qu'est-ce que l'ISF climatique, mesure phare portée par les candidats de gauche ?

Le 13 janvier 2022, à Paris, la candidate socialiste et maire de Paris, Anne Hidalgo, lors de la présentation de son programme pour les élections présidentielles.
© THOMAS COEX/AFP

La candidate PS et maire de Paris, Anne Hidalgo a proposé dans son programme pour les présidentielles, dévoilé le jeudi 13 janvier, un ISF climatique. Une mesure que Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon ont aussi adopté dans leurs programmes avec quelques variantes. ID fait le point.

Financer la transition écologique par l'impôt : voilà le principe de l’ISF climatique. Inspiré de l’Impôt Sur la Fortune remplacé en 2018 par l'Impôt sur la Fortune Immobilière, il permettrait de taxer les ménages les plus riches en fonction de leurs revenus mais aussi de leur empreinte carbone. Le but : faire prendre conscience aux ménages les plus aisés de la pollution que génère leur mode de vie mais aussi rendre moins attractives les activités économiques liées aux énergies fossiles fortement émettrices. Eclairage en cinq infos clés.

Une proposition faite par Greenpeace France

A l'origine, cette proposition a été initiée par l’ONG Greenpeace France, qui avait présenté ce dispositif financier dans un rapport de janvier 2020. "Le niveau d’émission d’un individu est fonction croissante de son niveau de vie" : ainsi, selon une étude  de 2019 de la revue Nature les 0,5 % les plus riches émettent autant de CO2 que les 50% les plus pauvres. Les ménages les plus aisés polluent par leur mode de vie mais aussi par leurs placements financiers dans des activités liées aux énergies fossiles, émettrices de gaz à effet de serre. 

Une empreinte carbone ajoutée à l’impôt sur le revenu

Cette mesure écologique reposerait sur le rétablissement de l’ISF classique pour les ménages ayant un revenu supérieur à 1,3 millions d'euros. Elle taxerait ainsi leur patrimoine financier mais aussi l’empreinte carbone de leurs placements. Cette empreinte serait calculée en fonction du CO2 émis par le placement financier effectué.   

Un moyen de financer la transition écologique

Selon l’ONG, cette mesure pourrait rapporter à l’Etat jusqu’à 10 milliards d’euros. Une somme importante pour financer la transition écologique. L’I4CE estime les besoins de la France entre 15 et 18 milliards d’euros par an en plus pour atteindre la neutralité carbone et réduire l’empreinte liée à la consommation des Français selon les objectifs fixés par la Stratégie Nationale Bas Carbone.

Diverses modalités selon les candidats 

La candidate socialiste et maire de Paris, Anne Hidalgo, détaille sa version de l'ISF climatique dans son programme : une redistribution de 50 % des bénéfices de la taxe pour la transition et 50% pour aider les ménages à faibles revenus à travers un fond d’accompagnement vers la transition pour les plus modestes.

Le candidat écologiste, Yannick Jadot y voit quant à lui un moyen de soutenir les investissements durables en taxant les placements financiers dans les énergies fossiles

Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI (La France insoumise) préfère parler dans son programme l'Avenir en Commun de rétablir l’ISF supprimé par Emmanuel Macron et d’y inclure un "volet climatique visant à taxer les plus gros pollueurs" comme annoncé dans un comparateur de programme de LFI entre son candidat et Anne Hidalgo. 

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