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La gestion à impact selon LBPAM

Guillaume Lasserre, Directeur adjoint des gestions chez LBP AM.
©D.R

Guillaume Lasserre, Directeur adjoint des gestions chez LBP AM, explique la philosophie de la société en matière d'investissement à impact. 

Toutes les enquêtes d’opinion le montrent : au-delà du rendement, les investisseurs sont aujourd’hui en attente de placements qui ont du sens et qui participent à la transformation des modèles. En tant que gérants d’actifs, nous avons la responsabilité de répondre à cette demande en développant des solutions appropriées, tout en apportant des éléments de preuve à nos clients sur la qualité durable de leurs investissements.

Chez LBP AM, cette réponse s’est d’abord traduite par le choix d’une gestion 100 % ISR et aujourd’hui, nous sommes 100% labellisés ISR. Désormais, elle passe également par la recherche systématique d’impact. Si l’investissement socialement responsable se concentre sur les pratiques des entreprises et leur conformité au développement durable sous le prisme de l’ESG, la gestion à impact va plus loin. On ne cherche plus seulement à identifier les sociétés les plus vertueuses, mais aussi à influencer les comportements de façon directe et mesurable : dans le cadre de l’investissement à impact, on parle d’intentionnalité, d’additionnalité et de mesurabilité.

Il reste toutefois aujourd’hui complexe de caractériser l’impact, et la question se pose particulièrement pour les actifs listés. Si l’on investit dans une grande entreprise développant des énergies renouvelables via le marché secondaire, dans quelle mesure peut-on dire qu’en tant qu’investisseurs, nous avons eu un impact sur la transition énergétique ? Selon nous, investir dans une entreprise qui a de l’impact revient à faire de l’ISR.

Faut-il pour autant renoncer à l’idée de faire de l’impact sur les actifs listés ? Non, car il existe d’autres leviers pour exercer une influence positive sur les pratiques des grandes entreprises : en tant qu’actionnaires, nous avons la capacité d’utiliser le vote et le dialogue dans le cadre de l’engagement. Un exemple concret a été le dépôt d’une résolution climat par onze investisseurs européens, dont LBP AM, lors de l’assemblée générale de Total en 2020, qui a débouché cette année sur l’adoption d’une stratégie bas carbone par la major pétrolière. Ce groupe d’investisseurs a eu un impact mesurable sur la politique de Total. Cependant, il n’est pas évident pour nous que même une stratégie d’engagement actionnarial volontaire soit suffisante pour déclarer qu’un fonds sur actifs listés est un fonds à impact.

(...) il est de notre responsabilité d’investisseurs d’aller au-delà des perspectives financières de court terme et de se saisir de tous ces sujets pour s’inscrire en véritables en acteurs du changement".

Aujourd’hui, l’engagement s’inscrit au cœur de la stratégie d’impact de LBP AM, et concerne l’ensemble de la gamme. Dans le cadre notamment de gestions thématiques, certains fonds ajoutent une dimension d’impact supplémentaire via les parts de partage : une partie des frais de gestion est alors reversée à des associations qui mènent des actions très ciblées, dont on peut mesurer la contribution positive pour l’environnement et la société.

Sur les actifs réels et privés, l’un des quatre pôles d’investissement de LBP AM, un levier important repose sur la capacité de sélection de projets, d’actifs ou d’entreprises dont les activités sont en phase avec la transition écologique et énergétique : en finançant ces développements, nous aidons concrètement à leur expansion et de facto participons en tant qu’investisseurs à la transformation de la société. Une autre manière de faire de l’impact consiste à conditionner ou assortir les financements à la réussite d’un certain nombre d’objectifs prédéfinis. Sur un projet d’infrastructure par exemple, il est possible d’accepter de financer uniquement s’il existe un suivi d’indicateurs tels que la température ou l’émission de gaz à effet de serre. Cependant, si l’on assiste aujourd’hui à un début de démocratisation de l’accès à ce type d’actifs pour les particuliers, ils restent toutefois encore majoritairement réservés aux investisseurs institutionnels.

Le développement de cette stratégie autour de l’impact résonne avec la volonté de LBP AM de s’inscrire au cœur des territoires, tout en accompagnant les grandes entreprises mondiales dans leur transformation. Elle reflète également la conviction qu’il est nécessaire de dépasser le cadre de l’ISR et d’aborder des sujets dont il n’est pas toujours certain qu’ils auront une matérialité financière établie : s’il apparaît désormais clair que la prise en compte des enjeux climatiques dans les stratégies de moyen-long terme aura un impact sur les rendements des entreprises et donc des portefeuilles, cette incidence est aujourd’hui parfois moins évidente sur une thématique telle que la biodiversité. Pourtant, il est de notre responsabilité d’investisseurs d’aller au-delà des perspectives financières de court terme et de se saisir de tous ces sujets pour s’inscrire en véritables en acteurs du changement.