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En bref

Le "S" d’ESG influerait sur la performance des entreprises, selon un rapport

©DR_Shutterstock/Khakimullin Aleksandr

Selon une étude de Homa Capital menée sur un panel de 38 entreprises, "les entreprises les plus performantes socialement génèrent 8,8 % de rendement annuel de plus que les entreprises les moins performantes".

À l’occasion d’une conférence de presse, la société de gestion Homa Capital a dévoilé les conclusions d'une mission de recherche sur "le lien entre la situation de marché des entreprises et la prédictibilité de leur note Sociale ('S')". S'intéressant à la volatilité idiosyncratique (IDV), décrite comme "la part du risque d’une action non expliquée par le marché", l’étude conclut que l’IDV d’un titre "est un signal révélateur du risque social dans l’entreprise". En se basant sur un panel de 38 entreprises représentatives de l'économie française "sélectionnées pour la fiabilité de leurs données ESG", les auteurs expliquent être parvenus à démontrer "que la performance sociale est négativement corrélée à l’IDV, c’est- à-dire au risque intrinsèque de l’entité".

"Quand le risque intrinsèque mesuré quotidiennement par le marché (contrairement au pas annuel des agences de notation) augmente au-delà de 20%, le gérant doit s’interroger sur le risque de dégradation de l’empreinte humaine de son portefeuille", commente Messaoud Chibane, responsable du Msc Big Data & Finance chez Neoma et co-réalisateur du rapport. 

L’importance des critères sociaux

D’après les conclusions de Homa Capital, les entreprises "dont la note sociale évolue favorablement" bénéficient "d’une résilience" et "d’une meilleure performance", les sociétés les plus "performantes socialement générant 8,8 % de rendement annuel de plus que les entreprises les moins performantes". La société de gestion annonce également avoir développé une outil d'intelligence artificielle s'appuyant sur l'IDV et "obtenant un taux de succès de 67 % pour prévenir la dégradation de la note S d'un émetteur".  Selon Lionel Tangy-Malca, président de HOMA Capital, "investir dans une entreprise où il ne fait pas bon vivre ne fait pas de sens. Rappelons que bien vivre dans une entreprise c’est appartenir à un groupe qui a des perspectives économiques et qui sait fédérer son actif organisationnel autour de ceux-ci."