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Analyses

Finance durable : qu’est-ce que la notation extra-financière ?

© Who is Danny / Shutterstock

Depuis plusieurs années, les fonds ISR fleurissent sur le marché. Mais, comment et selon quels critères choisissent-ils les entreprises qui les composent ? Éléments de réponse.

La RSE consiste, pour les entreprises, à intégrer des enjeux liés au développement durable dans leur politique. Afin d'évaluer cette démarche du point de vue de l'investisseur, la notation extra-financière s'est développée au cours des dernières années. 

Les critères ESG

Cette notation extra-financière repose sur l’ESG. Le critère E, pour Environnement, regarde entre autres l’empreinte carbone, la consommation énergétique et la gestion des déchets. Le critère S, pour Social, s’appuie sur le respect du droit des employés, le nombre de personnes en situation de handicap ou encore la parité hommes/femmes. Et enfin le critère G, pour Gouvernance, porte sur la manière dont l’entreprise est dirigée, administrée et contrôlée.

Le processus de notation

Pour construire leurs fonds, les sociétés de gestion s'appuient régulièrement sur une notation ESG. Cette évaluation peut être effectuée en interne, par les gestionnaires d’actifs selon des modèles propriétaires, et/ou réalisée par des agences de notation indépendantes. Parmi les plus connues, nous retrouvons par exemple Vigeo (récemment rachetée par Moody’s), Standard & Poor’s et Fitch Ratings. Toutes possèdent un cahier des charges et un système de notation extra-financière différents, et certaines se spécialisent dans un secteur spécifique. C’est le cas par exemple d’EthiFinance, qui évalue les petites et moyennes entreprises (PME) cotées et non cotées, ou de Trucost (rachetée par Standard & Poor’s), qui note uniquement les entreprises sur le volet environnemental.

Afin d’établir la notation, les agences se reposent sur un grand nombre de données publiques, issues de fournisseurs spécialisés, recueillies auprès des acteurs économiques ou encore publiées par les médias ou les ONG. La méthodologie de collecte de ces informations est différente d’une agence à une autre.

Une demande d’harmonisation

Le manque de socles communs dans la réglementation peut entraîner des différences significatives dans les systèmes de notation. Récemment, l’AMF, estimait notamment que "l’une des principales limites dans la notation extra-financière est l’absence de méthodologie standard internationale" puisqu’une "société peut être notée différemment selon les agences de notation". L'AMF et son homologue néerlandaise ont d'ailleurs conjointement appelé à une régulation européenne des notations extra-financières, afin de pallier "certains risques pour les investisseurs tels qu’une mauvaise allocation de leurs investissements ou le risque de greenwashing."

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