Abonnez-vous

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité.

INFO PARTENAIRE

Helios : une éco-banque pour financer la transition écologique

L’application permet de suivre l’ensemble des financements accordés par Helios.
©Helios

Lancée le 22 février, l’éco-banque Helios promet une alternative totalement transparente et écologique au compte courant traditionnel : depuis l'application mobile, les utilisateurs peuvent retrouver tous les services pour gérer leurs dépenses simplement. Mais surtout, ils contribuent dès le premier euro à financer un monde plus durable pour les générations futures.

Les banques ont-elles réellement pris la mesure de l’urgence climatique ? Difficile de trancher, tant les signaux envoyés par les géants du secteur semblent aujourd’hui encore contradictoires. Alors que les initiatives et annonces en faveur d’une finance plus durable se multiplient ces dernières années, les grandes banques poursuivent en parallèle leurs financements massifs à destination d’activités pourtant reconnues comme nocives pour l’environnement. 

Selon le rapport Banking on Climate Change, les plus grandes banques internationales auraient ainsi accordé depuis l’accord de Paris près de 2 700 milliards de dollars aux énergies fossiles, dont plus de 735 milliards juste en 2019. Dans une autre étude parue fin 2020, Oxfam France estime pour sa part que les six plus grandes banques hexagonales auraient une empreinte carbone représentant près de 8 fois les émissions de gaz à effet de serre de la France entière.

Des épargnants en quête de sens

Du côté du client final, ce n’est pourtant pas la demande pour des produits financiers plus responsables qui manque. De plus en plus attentifs dans leurs habitudes de consommation au quotidien, les Français affichent également depuis plusieurs années des exigences grandissantes concernant l’utilisation de leur épargne. Selon une enquête Opinionway publiée l’an dernier, 69 % d’entre eux seraient ainsi être prêts à changer de banque pour s’assurer que leur argent est "utilisé dans le respect de l’environnement et de la société". Plus globalement, 86 % des sondés reprochent à leur établissement financier un manque de transparence concernant leurs activités de financements. 

L’opacité et la lenteur dans les changements des pratiques, c’est justement ce qui a motivé la création d’Helios, dont l’ambition affichée est de proposer une alternative transparente et écologique aux banques classiques. "Aujourd’hui, la finance ne va ni assez vite ni assez loin pour s’occuper du climat", assène Julia Ménayas, co-fondatrice de l’éco-banque dont le lancement a eu lieu le 22 février. "Le secteur entretient volontiers son opacité, et les offres ‘durables’ disponibles aujourd’hui sur le marché ne correspondent pas forcément à la réalité des usages des Français. Ce que l’on a voulu faire, c’est créer de la simplicité pour permettre de faire de l’engagement en matière de banque un réflexe".

"Plus un euro aux énergies fossiles"

Pour ce faire, Helios s’est justement attaqué au produit bancaire le plus inscrit dans le quotidien des Français, le compte courant, dont les encours permettent aux banques d’accorder des prêts notamment à des sociétés. "Grâce à un partenariat avec SolarisBank, qui dispose d’une licence bancaire, nous pouvons au même titre qu’une banque classique générer des financements à partir des dépôts de nos clients, explique Julia Ménayas. Mais ceux-ci seront systématiquement orientés vers des secteurs moteurs de la transition écologique comme par exemple l’efficacité énergétique des bâtiments, les énergies renouvelables ou encore le traitement des déchets. À contrario, les activités représentant une menace pour le climat, la biodiversité ou les hommes sont totalement exclues".

Pour sélectionner les projets financés, la jeune pousse, qui a fixé dans ses statuts sa mission environnementale, compte notamment sur ses parties prenantes, à commencer par un comité de mission incluant des représentants d’ONG. "Les clients ont ainsi l’assurance de participer dès le premier euro à la construction du monde demain, s’engage Julia Ménayas. Par exemple, le premier projet financé est une centrale solaire en Nouvelle-Calédonie, qui fournit de l’énergie verte auprès de 1700 foyers". À l’image du modèle coopératif, la communauté de clients est également impliquée, avec la possibilité de soumettre et de voter pour des idées portant par exemple sur les entreprises financées, l’évolution de l’offre ou la tarification.

Nous pensons qu’il faut revenir à la mission fondamentale de la banque, poursuit Julia Ménayas. Par ses choix de financements et d’investissements, cette dernière à une responsabilité dans ce que sera le monde de demain. Il ne s’agit pas d’un acteur neutre. Se poser la question sur les intentions de sa banque, c’est donc s’interroger sur notre vision du monde de demain, et aujourd’hui, chacun dispose d’un bulletin de vote très puissant via son compte en banque. 

Tous les services de la banque en ligne

À l’arrivée une transparence complète, assure la fintech, dont l’application permet de suivre l’ensemble des financements accordés ainsi que leurs bénéfices environnementaux via un tableau de bord d’impact. Mais aussi de jouir de tous les services de la banque en ligne classique, de l’accompagnement d’un conseiller dédié et même d’une carte bancaire en bois issu de forêts gérées de manière durable, le tout pour un tarif unique de 6 euros par mois.

©Helios

Avec 14 000 préinscrits, le discours semble en tout cas déjà porter auprès des épargnants en quête de sens. Pour compléter son offre, Helios prévoit le lancement prochain d’un produit d’épargne pour compléter son offre.

En partenariat avec Helios.