Abonnez-vous

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité.

En bref

Europe : les actifs ESG pourraient atteindre les 9 000 milliards d'euros d'ici 2025

©Shutter Rich/Shutterstock

Selon un rapport de PwC, les actifs ESG domiciliés en Europe devraient représenter entre 46 et 56 % du total des actifs des fonds communs de placement européens d’ici 2025.

PwC a dévoilé une nouvelle étude baptisée "The ESG Opportunity in Europe" menée auprès de 3 354 répondants européens comprenant 720 investisseurs institutionnels européens, 320 distributeurs, 1 994 investisseurs individuels et 320 gestionnaires d'actifs. Parue il y a quelques jours, elle révèle que les actifs ESG domiciliés en Europe devraient atteindre entre 7 400 milliards et 9 000 milliards d'euros d'ici 2025. Le taux de croissance annuel moyen des ETF ESG domiciliés en Europe devrait progresser entre 33,3 % et 43 %, pour atteindre entre 684 milliards et 906 milliards d’euros.

Selon le rapport, 66 % des investisseurs institutionnels européens prévoient de cesser d'investir dans des fonds non ESG, et 71,9 % d’entre eux se disent prêts à payer "une prime" pour les produits ESG. Le nombre d’investisseurs institutionnels européens à allouer "plus de 30 % de leurs actifs sous gestion européens à des fonds Article 8" du SFDR pourrait passer de 42 % à 68 % "dans les 12-24 mois à venir."

Vers "un changement de paradigme global"

Chez les distributeurs, les résultats montrent que 68 % d’entre eux "envisagent d'arrêter complètement la distribution de produits non ESG". Ce chiffre augmente à 72 % chez les gestionnaires d’actifs, qui sont plus de 60 % à vouloir le faire d’ici à la fin d’année 2024. Enfin, l’étude révèle que "67 % des investisseurs individuels, des grandes fortunes et des (très) grandes fortunes" sont prêts à payer une prime ESG, et qu’ils sont 50,2 % à envisager d’arrêter d’investir dans des fonds non ESG. 

Pour Olivier Carré, Financial Services Market Leader chez PwC Luxembourg, "ce rapport met en évidence une évolution historique des actifs et des sentiments au sein des bases d’investisseurs européens, qui a vu l’ESG passer d’un statut de "nice to have" pour les investisseurs les plus soucieux de durabilité à un changement de paradigme global dans le paysage traditionnel de l’investissement en Europe".