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En bref

Dette verte : les 3/4 des dépenses dédiés à la lutte contre le changement climatique en 2020

De plus en plus de citoyens souhaitent donner du sens à leur épargne.
eko pramono (Pixabay)

Un total de 6,7 milliards d'euros a été levé en 2020 via la dette verte française, des fonds qui ont servi en premier lieu à financer des projets visant à lutter contre le changement climatique, selon un rapport de l'Agence France Trésor (AFT) publié le 20 juillet.

L'encours total de la dette verte émise par la France (comprenant une obligation verte à échéance juin 2039 et une autre lancée en mars, à échéance juin 2044) atteint aujourd'hui 38,2 milliards d'euros, selon le rapport d'allocation et de performance 2020 de l'obligation d'Etat verte (OAT) publié par l'AFT. "Avec ces deux titres, la France conforte sa place parmi les principaux émetteurs d'obligations vertes à l'échelle mondiale", se félicite le directeur général de l'AFT, Anthony Requin, cité dans le document. "Une obligation verte ou Green Bond est une obligation pour laquelle l'usage des fonds est dédié à un projet ou plus généralement un ensemble de dépenses ayant un impact environnemental positif", souligne l'AFT, qui gère la dette et la trésorerie de l'Etat français.

Les fonds levés ont vocation à financer des investissements dans quatre domaines, notamment via le Programme d'investissement d'avenir (PIA). En premier lieu, l'atténuation du changement climatique, qui a concentré 72 % des dépenses éligibles en 2020 (soit 4,8 milliards d'euros), alors que la France s'est engagée à atteindre la neutralité carbone à horizon 2050. Les activités d'adaptation au changement climatique ont elles représenté 13 % des dépenses de l'OAT verte (870 millions d'euros), devant la lutte contre la pollution (8 %) et la préservation de la biodiversité (7 %).

Pour répondre à ces objectifs, les 44 programmes financés de 2020 appartiennent à six grands secteurs : le bâtiment, l'énergie, le transport, les ressources vivantes (protection de la biodiversité), la lutte contre la pollution et l'adaptation. S'y ajoute la catégorie des programmes "transverses", qui correspond essentiellement à des dépenses de recherche.

Sur les 6,7 milliards d'euros alloués en 2020, près de la moitié des dépenses (46 %) ont concerné le secteur du bâtiment, pour 3,113 millions d'euros, dont 1,94 milliard pour le financement des aides à la rénovation énergétique des logements : l'éco-prêt à taux zéro et la TVA à taux réduit sur les travaux de rénovation. Les programmes transverses ont totalisé quant à eux 1,606 milliard de dépenses, soit 24 % de l'ensemble des fonds levés via la dette verte française l'an dernier, dont 829,3 millions d'euros dédiés au fonctionnement des grands opérateurs de recherche publique tels que le CNRS ou le Cirad. La troisième marche du podium est occupée par le secteur du transport, avec 891 millions d'euros alloués, soit 13 % du total, dont 377,7 millions d'euros finançant l'aide à l'acquisition de véhicules propres via le "bonus écologique".

Avec AFP.