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Assureurs : dérèglement climatique et cyberattaques comme principaux risques en 2022

© Roschetzky Photography/ Shutterstock

Les cyberattaques et les catastrophes naturelles liées au dérèglement climatique occupent le podium des principaux risques identifiés pour 2022 par les assureurs, affirme lundi l'association France Assureurs.

Les cyberattaques et les catastrophes naturelles liées au dérèglement climatique occupent le podium des principaux risques identifiés pour 2022 par les assureurs, affirme lundi l'association France Assureurs.

"La multiplication des attaques contre des cibles économiquement et politiquement stratégiques" en 2021 "contribue au maintien du risque de cyberattaques majeures en tête du classement des risques pour les sociétés d'assurance et de réassurance", notent les auteurs de la cinquième édition de la Cartographie prospective de l'assurance.

Les cyberattaques sont la première préoccupation des assureurs et réassureurs depuis la première édition de l'étude, précise-t-elle.

Les catastrophes naturelles, divisées en deux catégories (événements météorologiques comme des sécheresses ou des inondations d'un côté, phénomènes exceptionnels comme des éruptions volcaniques ou solaires de l'autre) arrivent juste derrière.

Leur position illustre "la gravité" des phénomènes climatiques, "plus fréquents, plus dommageables" et présentant "des conséquences globales notamment sur la santé des populations, les infrastructures et l'ensemble du système économique".

France Assureurs illustre ses données avec deux événements de 2021: les inondations meurtrières en Allemagne, en Belgique et dans les pays limitrophes en juillet ainsi que le passage de l'ouragan Ida aux États-Unis fin août.

Le coût estimé pour les assureurs de ces deux catastrophes est de 13 milliards de dollars en Europe et de 30 à 32 milliards de dollars outre-Atlantique, selon l'association professionnelle.

En décembre, le réassureur Swiss Re estimait que le coût assurantiel des catastrophes naturelles atteindrait 105 milliards de dollars en 2021, plaçant l'année au quatrième rang en termes de sévérité depuis 1970.

L'environnement économique, en cinquième position, ainsi que les risques épidémiques, en dixième position, sont par ailleurs en net recul par rapport au précédent classement.

Cette cartographie des risques a été réalisée en fin d'année dernière auprès de 86 responsables du secteur, selon la méthodologie.

Avec AFP.