Depuis l'accord de Paris sur le climat de 2015, qui vise à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle (1850-1900), environ 9.000 milliards de dollars de prêts, d'émissions d'actions ou d'obligations sont allés aux entreprises du pétrole, du gaz et du charbon, selon la dernière édition du rapport "Banking on Climate Chaos".
Dans le détail, les 65 banques étudiées ont consacré l'an dernier 906 milliards de dollars à ces différentes formes de soutien financier. La hausse sur un an est néanmoins moins marquée qu'en 2024.
Trois banques sur cinq ont augmenté leurs financements, soulignent les auteurs de l'étude. L'américain JPMorgan est le premier soutien financier aux énergies fossiles, avec 58,2 milliards de dollars l'an dernier (+12,5% sur un an), devant sa compatriote Bank of America et la japonaise Mitsubishi UFJ, selon les données rassemblées par huit ONG, dont Rainforest Action Network, Reclaim Finance et Urgewald.
"Des signaux encourageants chez les banques françaises"
L'étude s'appuie sur des données publiées directement par les sociétés ou issues de fournisseurs spécialisés et de l'agence financière Bloomberg. Elle montre que la contribution des groupes français (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE pour l'essentiel) à l'expansion des énergies fossiles, d'environ 16 milliards de dollars en 2025, diminue depuis plusieurs années.
L'ONG Reclaim Finance constate "des signaux encourageants chez les banques françaises, à l'exception de Société Générale". Selon l'étude, la banque a augmenté ses soutiens à la production pétrolière et gazière et est "le premier soutien de l'entreprise TotalEnergies".
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Son directeur général Slawomir Krupa a été élu fin mai au conseil d'administration du géant pétrolier français. Interrogée par l'AFP, Société Générale "regrette que les données mises en avant (...) ne reflètent pas la baisse continue de son soutien à l'exploration et à la production de pétrole et de gaz".
L'année 2025 a scellé la fin des activités de la Net-Zero Banking Alliance (NZBA), programme onusien de neutralité carbone du secteur bancaire, plombé par un contexte moins favorable pour le climat en Europe et aux États-Unis.
Avec AFP.