"Depuis 2015, ce sont 12,6 milliards qui ont été collectés sur les plateformes", ajoute le septième rapport annuel réalisé par l'entreprise d'audit et de conseil Forvis Mazars pour le collège Financement Participatif de France FinTech.
En revanche, "le nombre de projets financés en 2025 est en recul avec 132 369 projets (-19,1 %)", selon le document écrit à partir des réponses de 51 plateformes.
Le financement participatif se partage entre le prêt rémunéré ou sous forme d'obligations (1 414,8 millions d'euros), le don avec ou sans récompense (178 millions d'euros) et l'investissement en capital ou en royalties (170 millions d'euros).
"Le prêt retrouve des couleurs grâce au prêt rémunéré mais l'investissement en capital reste sous pression", commentent les auteurs du baromètre.
Avec 845 millions d'euros de collecte, "l'immobilier demeure le premier segment en volume", malgré un recul de 1,9 % par rapport à 2024. Le rendement brut moyen est de 11 %.
"Le ralentissement de l'immobilier rappelle que le financement participatif reste sensible aux cycles économiques, et que la gestion du risque devient un enjeu central pour l'ensemble de l'écosystème", commente Bertrand Desportes, Associé chez Forvis Mazars.
Florence de Maupeou, directrice Générale Adjointe chez France FinTech, relève également "une sélection accrue des projets et un renforcement de la sécurisation des investissements".
Les énergies renouvelables confirment leur deuxième place avec 358 millions collectés en 2025 (+1,7 %) et surtout une progression de 31,2 % des projets financés (407 au total, dont 70 % dans le solaire).
"25 % des plateformes ont amorcé des activités à l'international" permises par leur agrément, et 8,3 % pensent le faire dans les 12 prochains mois, relève le baromètre. L'ouverture hors des frontières s'est faite vers l'Espagne (38 %), l'Italie (19 %), les Pays-Bas (12 %) et les autres pays de l'UE (31 %).
Au chapitre des cas pratiques et des histoires à succès, la verrerie Duralex affirme avoir reçu "19 millions euros d'intention d'investissement" en deux jours sur la plateforme Lita. Seuls cinq millions d'euros pourront être collectés via la plateforme conformément au règlement.
"Cela montre l'attachement des français à la marque", a commenté une représentante de Duralex, reprise par ses salariés sous forme de société coopérative (Scop) après plusieurs redressements judiciaires.
"Pour moi (le financement participatif) a été une rencontre enrichissante qui casse les codes bancaires. Souvent, quand vous rentrez dans un créneau classique de financement, on vous ferme les portes", a aussi témoigné Cyril Corria, fondateur de la Blanchisserie de Paris. Cette entreprise parisienne revendique 20 millions de chiffres d'affaires et la création de 300 emplois.
Avec AFP.