Le chiffre

Travailler moins pour… Sauver la planète !

©TippaPatt/Shutterstock

Une étude publiée par le think-tank Autonomy et décryptée par The Guardian met en avant l’impact de notre temps de travail sur le dérèglement climatique. Conclusion ? Il faudrait réduire drastiquement le nombre d’heures de travail par semaine pour espérer enrayer le réchauffement climatique. 

L’étude repose sur les données collectées par l’ONU et l’OCDE – l’Organisation de coopération de développement économiques – sur les émissions de gaz à effet de serre, par pays et par secteur industriel. Les conclusions sont sans appel : nos temps de travail influencent largement le réchauffement climatique. Et cela s’explique par les déplacements en voiture, mais également par la production de biens de consommation et… par l’envoi de mails ! En bref, moins travailler permettrait de réduire notre utilisation de ressources. 

L’étude, en se basant sur les données actuelles de trois pays – la Grande-Bretagne, la Suède et l’Allemagne – a établi des projections pour le moins éloignées de notre réalité. Afin de ne pas dépasser le seuil des 2°C, la Suède devrait passer à la semaine de 12 heures, la Grande-Bretagne à la semaine de 9 heures et l’Allemagne à la semaine de 6 heures. Rappelons qu’actuellement la moyenne européenne se situe autour de 36,4 heures de travail hebdomadaire – d’après l’étude de la Dares publiée à l’été 2018. 

Si la durabilité écologique nécessite une baisse générale de la consommation, l'augmentation du temps de loisir n'est pas un luxe, mais une urgence. Dr. Philippe Frey, co-auteur de l'étude d'Autonomy

Si l’étude ne concerne que trois pays européens, il n’est pas difficile d’imaginer que cette réduction soit également nécessaire en France. En effet, malgré une baisse de près de 16 % des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2016, les chiffres sont repartis à la hausse d’après le rapport de l’Institut de l’Économie pour le Climat

Une semaine de travail plus courte est non seulement viable (grâce aux progrès technologiques) mais également essentielle. Wille Stronge - directeur d’Autonomy (des propos rapportés par The Guardian)

Selon cette étude donc, la réduction du temps de travail est une alternative viable car "il n'y a aucune corrélation entre la productivité et le nombre d'heures travaillées par jour. S'épuiser au travail n'a aucun sens sur le plan commercial". Cette issue pourrait en effet réduire le stress au travail, être bénéfique pour notre productivité, et notre santé en cette ère de multiplication des crises de burn-out

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