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Environnement

Sargasses : le Sénat refuse la taxe de 0,50 euro pour les passagers aériens et maritimes

Depuis 2011, il y a des échouages massifs de sargasses assez régulièrement, en particulier sur l'arc antillais.
©Patrick Quenehervé/IRD/Capture d'écran www.ecologique-solidaire.gouv.fr

Le Sénat s'est opposé vendredi 6 décembre au soir, lors de l'examen du projet de budget 2020, à un amendement LREM proposant une taxe additionnelle à la taxe d'embarquement, en Guadeloupe et Martinique, afin de financer le traitement des algues sargasses.  

L'amendement défendu par le sénateur LREM de Guadeloupe, Dominique Théophile, proposait de donner la possibilité pour la région Guadeloupe et la collectivité territoriale de Martinique d'instituer une taxe forfaitaire de 0,50 euro pour les passagers aériens et maritimes. Un sous-amendement du gouvernement stipulait que le produit de cette majoration serait affecté aux communes pour le financement de leurs charges d'enlèvement et de traitement des algues sargasses.

Le Sénat à majorité de droite s'est opposé à ce dispositif, qui a provoqué une levée de boucliers parmi les élus ultra-marins. "C'est inacceptable", s'est insurgée Catherine Conconne (PS, Martinique). "On va encore rajouter des taxes pour faire payer la population". "C'est un mauvais cadeau fait aux communes", a estimé Victorin Lurel (PS, Guadeloupe). "La taxe va être payée par les locaux".

Pour Maurice Antiste (PS, Martinique), "Dominique Théophile a raison de vouloir absolument trouver des fonds pour que le problème soit réglé", mais "la direction prise n'est pas bonne (...) parce que la victime est sollicitée pour payer les dégâts de dame nature sur son organisme". Michel Magras (LR, Saint-Barthélemy) s'est dit "d'accord à l'idée qu'il y ait une recette, mais pas d'accord pour que ça impacte les billets d'avions, qui coûtent suffisamment cher". 

"Si nous ne pouvons pas contribuer à 50 centimes, eh bien demandons tout à l'Etat et ne prenons pas nos responsabilités", a lancé de son côté M. Théophile. Aujourd'hui "3 % des sargasses arrivent sur les rivages, à 5 %, ce sera la fin des plages et des rivages", a-t-il souligné. Les sargasses, qui prolifèrent dans la région caribéenne depuis 2011, dégagent quand elles échouent sur le rivage des émanations nauséabondes et toxiques qui ont des impacts sanitaires et économiques importants.

Avec AFP. 

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