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Santé

Sargasses : du fléau à la ressource, les citoyens développent des solutions

Les algues sargasses envahissent les plages caribéennes.
©Gabriele Maltinti/Shutterstock

Alors que la conférence internationale sur le fléau des sargasses se clôture en Guadeloupe, riverains, associations et institutions cherchent des solutions de valorisation de ces algues toxiques et nauséabondes qui envahissent les plages antillaises depuis 2011. 

Clap de fin pour la conférence internationale sur les sargasses en Guadeloupe. Depuis des années, les citoyens comme les autorités cherchent à enrayer cette pollution toxique et nauséabonde qui envahit les plages antillaises depuis 2011. Les algues sargasses s'amoncellent sur les rivages, salissent les plages et les ports, bloquent l'accès aux bateaux, font chuter le tourisme, perturbent les écosystèmes... En plus de la désagréable odeur qui s'en dégage lorsqu'elles sèchent, elles libèrent aussi des gaz toxiques tels que l'hydrogène sulfuré ou encore l'ammoniac, nocifs pour la santé comme pour l'environnement.

Des solutions de valorisation

En marge de la conférence de trois jours qui s'est tenue du 23 au 26 octobre, la Guadeloupe a également accueilli la "Sarg'Expo" où s'est pressée une quarantaine d'entreprises venues des Caraïbes, des Etats-Unis ou d'Europe pour présenter leur projet en matière de ramassage, de stockage ou de valorisation de ces déchets. Mais si différentes innovations sont à l'étude depuis des années, d'autres se sont d'ores et déjà concrétisées. À l'image de cet entrepreneur mexicain qui transforme les sargasses en brique de construction, ou encore de cet ex prof de sport qui valorise les algues en engrais dans son entreprise basée à Sainte-Lucie. 

En Martinique, la société Holdex Environnement a élaboré un terreau utilisant les sargasses comme additif. Encore au stade d'expérimentation ce dispositif, soutenu par l'ADEME, permettrait de récupérer jusqu'à 30 000 tonnes d'algues par an. Le CNRS, lui, cherche à transformer les algues en compost en éliminant les substances toxiques qu'elles contiennent.  

Enfin en métropole, la Bretagne aussi s'attèle au problème : comme l'entreprise Algopack qui développe un plastique biosourcé sur la base de ces algues, ou encore le "Sargasses project" qui a mis au point une "pâte à sargasses" composée de ce seul matériaux, destinée à être utilisée comme papier d'impression ou d'emballage biodégradable.  

Conférence internationale exceptionnelle

À l'issue de ce sommet international, une "résolution politique" doit être signée en présence du Premier ministre Édouard Philippe. Durant trois jours, les discussions ont porté sur les axes de manœuvre pour lutter contre les sargasses au niveau régional et international.

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