LE RÉCAP'

Pré-G7 à Biarritz, maire de Langouët, #PrayForAmazonia... Ce qu'il ne fallait pas manquer cette semaine

©Nel727/Shutterstock

Plusieurs ONG environnementales qui décident de boycotter le G7 à Biarritz, le maire de Langouët convoqué devant le tribunal administratif pour son arrêté anti-pesticides, et les réseaux sociaux inondés du hashtag #PrayForAmazonia... C'est une partie de l'actualité durable qu'il ne fallait pas manquer cette semaine. 

Jeudi 22 août, Daniel Cueff, maire de Langouët, commune d'environ 600 habitants en Bretagne, prenait la parole sur le parvis du tribunal administratif de Rennes, acclamé par plusieurs centaines de personnes. Fin mai dernier, le maire avait promulgué un arrêté municipal interdisant l'utilisation des pesticides à moins de 150 mètres des des habitations et locaux professionnels dans sa commune. Selon lui, il s'agissait là de palier une "carence de l’État", face aux risques sanitaires posés par ces produits phytopharmaceutiques

Conséquence de sa décision : le 11 juin dernier, la préfète d’Ille-et-Vilaine et de Bretagne, Michèle Kirry, sommait le maire de retirer son arrêté, celui-ci lui paraissant "entaché d'illégalité". Le maire peut, selon la préfecture, "intervenir au titre de ses pouvoirs de police générale si cette intervention est justifiée par des circonstances particulières locales ou en cas de péril imminent". Dans un communiqué, Michèle Kirry précis que "dans ce cas précis, ces circonstances ne sont nullement démontrées". 

Suite de l'affaire : la préfecture a saisi la juridiction afin de faire annuler la décision du maire, dépassant selon elle les compétences de la mairie. D'où la présence de ce dernier devant le tribunal administratif le 22 août, date de sa convocation, où il a été soutenu par la foule. Le tribunal devrait rendre sa décision la semaine prochaine.

Un G7 boudé par plusieurs ONG environnementales

Le même jour, plusieurs ONG du Réseau action climat (RAC) ont déclaré qu'elles ne se rendraient pas au G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume Uni) à Biarritz, qui a lieu ces 24, 25 et 26 août. La raison : "Non seulement, l'Elysée a maintenu à un niveau historiquement bas les accréditations pour la société civile mais les ONG n'auront accès ni au sommet, ni au centre de presse alors que c'est la pratique depuis plus de dix ans", a indiqué Lucile Dufour, du RAC, en conférence de presse, citée par l'AFP. "Le gouvernement ne daigne accorder qu'un quota de 25 accréditations pour les ONG, contre près d'une centaine les années précédentes", a ajouté le RAC dans un communiqué. Ce sera "un G7 avec vue sur.. Un océan agonisant", ont par ailleurs dénoncé dans un communiqué les associations écologistes France Nature Environnement et Sepanso cette semaine. L'objet de leur colère : "une vaste pollution aux détergents pétrochimiques dans le Golfe de Gascogne". Les deux associations demandent leur interdiction. 

#PrayForAmazonia

Selon le président de la République Emmanuel Macron, les membres du G7 parleront d'ailleurs de la situation très préoccupante des feux en Amazonie. D'après 20 Minutes, l’Institut national de recherche spatiale (INPE) a fait état de près de 2500 nouveaux départs de feu en l’espace de seulement 48 heures dans l’ensemble du Brésil. Depuis quelques jours, le #PrayForAmazonia inonde les réseaux sociaux et dénonce le silence autour de cette tragédie.


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