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Le brief

Pesticides, loi énergie-climat, consigne... Le débrief’ de la semaine 

©Stockr/Shutterstock

La question des zones d’épandage des pesticides fait couler de l'encre. Alors que le gouvernement a lancé une consultation citoyenne en ligne, certaines communes n’ont pas attendu pour les interdire. L’Assemblée nationale a donné son feu vert au projet de loi énergie-climat. Enfin, le gouvernement a commandé un rapport spécial sur la consigne dont les premières conclusions ont été dévoilées. Ce qu'il ne fallait pas manquer cette semaine.  

Pesticides, zones d’épandage et consultation citoyenne 

Lundi 9 septembre, les ministères de la Santé, de la Transition écologique et de l'Agriculture ont ouvert pour trois semaines une consultation en ligne, "sur le modèle du grand débat". La question posée : quelle distance minimale doit être respectée entre les habitations et les zones d'épandage de produits phytosanitaires agricoles ? 

Le samedi précédent, le gouvernement a proposé de fixer cette distance à cinq mètres pour les cultures dites basses (céréales) et à 10 mètres pour les cultures hautes, telles que les vignes ou l'arboriculture, justifiant selon les préconisations de l'Anses (qui s'est notamment défendue de cette évaluation).

À l'issue de cette consultation citoyenne, les résultats devraient être analysés deux mois durant dans le but d'élaborer un décret national pour une application dès le 1er janvier 2020, dans les zones où aucune charte départementale n'aura été signée. En ce sens, certaines commune n'ont pas attendu pour faire des pesticides leur cheval de bataille. Paris, Lille, Nantes, Grenoble et Clermont-Ferrand ont notamment annoncé jeudi 12 septembre leur interdiction sur ces territoires, "en application du principe de précaution" et dans l'espoir de "faire changer la loi". 

ID a recensé dans une carte interactive et évolutive ces communes françaises anti-pesticides.

Feu vert au projet de loi énergie-climat

Mercredi 11 septembre, l'Assemblée nationale a donné son ultime feu vert au projet de loi énergie et climat. Le texte, approuvé par 95 voix contre 16, et 17 abstentions, devra encore obtenir l'aval du Sénat le 26 septembre pour être adopté définitivement par le Parlement.

Pour rappel, celui-ci prévoit d'atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050, ainsi qu'une baisse de 40 % de la consommation d'énergies fossiles d'ici à 2030, contre 30 % précédemment, et la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022. Il décale également de 2025 à 2035 la réduction à 50 % de la part du nucléaire dans la production électrique.

La consigne toujours en question 

Selon un pré-rapport, commandé par le gouvernement, le retour de la consigne permettrait à la France de collecter et recycler ses déchets plus efficacement, mais sous certaines conditions. Parmi lesquelles, le montant de la consigne devrait être assez élevé (au moins 10 centimes), les points de collecte suffisamment nombreux, et les producteurs de déchets sanctionnables financièrement si l'objectif de collecte n'est pas atteint.

L'Union européenne a fixé un objectif de 90 % de collecte des bouteilles plastique en 2029, quand la France plafonne à 57 %. Dès la semaine prochaine, le Parlement doit se saisir du projet de loi sur l'économie circulaire, incluant notamment le retour de la consigne.

La mobilité francilienne à l'électrique

Alors que la grève de la RATP met le tout Paris en pause, l'Île-de-France progresse sur sa mobilité. La présidente de la région Valérie Pécresse a annoncé, le 11 septembre dernier, un plan visant à développer l'usage du vélo électrique dans le grand Paris. "Je ne veux pas qu'il y ait des citoyens de seconde zone qui aient moins accès à la mobilité électrique", car leur commune ne propose pas de telles offres, a-t-elle déclaré à la presse. Véligo sera donc une offre de location pour 40 euros d'une durée de six mois non-renouvelables, ouverte à tous les Franciliens. 1500 personnes sont d'ores et déjà pré-inscrite à ce service et l'entreprise annonce une "mise en place progressive de 10 000 vélos", et ambitionne de "porter le parc à 20 000 vélos en 2020".

Le lendemain, jeudi 12 septembre, les premiers bus à hydrogène français ont été inaugurés. Entre Versailles et Jouy-en-Josas, deux véhicules ont été mis en service sur la ligne 264. 

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