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Environnement

Les nouvelles pistes cyclables font des adeptes partout en France

©iMoved Studio/Shutterstock

"Un trajet agréable" pour certains, une route encore "dangereuse" pour d'autres : à Paris, Rennes et Nice, cyclistes chevronnés et nouveaux adeptes de la bicyclette pour aller travailler découvrent les pistes provisoires créées dans le cadre du déconfinement.

A Paris, Alix Fleury a profité d'un soleil radieux mardi matin pour se rendre au travail à vélo, du 15e arrondissement à Neuilly-sur-Seine, environ 45 minutes en pédalant. "Je privilégie le vélo depuis plusieurs jours, car il y a plus de monde dans le métro", explique cette responsable des ressources humaines de 48 ans, en sortant du tunnel de l'Etoile, qui passe sous le gigantesque carrefour de la place Charles-de-Gaulle. "Il ne faudrait pas qu'il y ait plus de trafic" car "ça reste dangereux, surtout quand on n'est pas habitué", ajoute-t-elle.

Clément Depond a troqué voiture de fonction et métro pour un vélo en libre-service. En costume cravate, il remonte les Champs-Elysées pour se rendre au travail. "C'est la première fois, j'ai repéré l'itinéraire sur une application, les stations Vélib' près de chez moi et j'ai pris un abonnement."

"Ce n'est pas un jour normal, le trafic est moins dense et le trajet est agréable", estime ce cadre supérieur de 34 ans, qui pense renouveler l'expérience.

Son trajet passe par la rue de Rivoli, un axe majeur de circulation est-ouest qui va être peu à peu réservé aux vélos, piétons, bus et véhicules autorisés. A côté d'une piste cyclable protégée, une voie supplémentaire, signalée en orange et dotée de plots centraux, est en cours d'aménagement.

Des agents de la circulation bloquent l'accès aux voitures et deux-roues motorisés. Certains conducteurs, surpris, pestent. Plus loin, des cyclistes se font verbaliser pour avoir grillé un feu rouge. La rue détonne par son calme et un air plus respirable.

Des pistes faites pour durer? 

Paris, comme d'autres villes en France, veut éviter un report massif des transports en commun vers la voiture pour ne pas doubler la crise du coronavirus d'une autre crise sanitaire, avec la pollution de l'air, tout en respectant la distanciation physique. La mairie va transformer 50 km d'axes réservés aux voitures en pistes cyclables.

A Nice, classée parmi les villes peu favorables au vélo, la mairie veut pratiquement doubler les pistes cyclables avec 60 km supplémentaires. 1,6 km du boulevard Gambetta, qui débouche sur la promenade des Anglais, est désormais interdit aux voitures, avec une large piste centrale à double sens, bordée de voies pour les bus, taxis, livreurs. Une partie du front de mer devrait suivre.

Vanessa, 31 ans, venue avec sa fille de sept ans en vélos libre-service, s'enthousiasme: "C'est génial, on peut aller jusqu'à la Prom' pour faire des balades". Erica, une Italienne de 28 ans, se montre moins convaincue: "Les gens ne comprennent pas, comme cette voiture roulant à vive allure qui a failli nous renverser..." "J'ai risqué ma vie 40 fois, les motos nous insultent!", ajoute son ami Romain.

A l'autre bout de la France, Rennes, classée parmi les bons élèves en terme d'aménagements cyclables, a créé des pistes provisoires, à coup de marquages au sol blancs et de balises, sans convaincre totalement. Rue Lesage, Camille, une étudiante de 22 ans, rejoint une nouvelle piste qui démarre au milieu de la rue en poussant son vélo. Elle regrette qu'elle ait été aménagée dans un seul sens de circulation. "Comme ça a été fait pendant le confinement, personne n'a pu tester et voir si c'est vraiment bien."

Pour Florian Le Villain, vice-président de l'association Rayons d'action, les nouveaux aménagements rennais ne créent pas un sentiment de sécurité suffisant chez les cyclistes. Pour leurs promoteurs, certains aménagements provisoires auront vocation à être pérennisés, à condition qu'ils convainquent.

Le gouvernement compte sur eux et sur son plan de 20 millions d'euros, dont des aides à la remise en état des vieux vélos, pour développer son usage en France, très faible.

Lundi, plus de 500 vélos avaient déjà été réparés, selon la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne. A Paris, des habitants faisaient la queue chez des réparateurs et des vendeurs de vélo pour se mettre ou se remettre en selle.

Avec AFP.

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