Environnement

Le GIEC suggère de revoir l'usage des terres pour assurer la sécurité alimentaire sans épuiser la planète

©Juerginho/Shutterstock

Ce 8 août, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a rendu public un deuxième rapport spécial sur les liens entre le changement climatique, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire, et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres. 

Depuis le 2 août, à Genève en Suisse, les délégations des 195 pays membres du GIEC se sont réunies à huit clos pour examiner le résumé de ce rapport à l’intention des décideurs politiques. La décision devait être rendue publique mercredi 7 août, mais une session finale d'adoption qualifiée de "session marathon de 28h" a fait durer la clôture des débats. L'adoption de ce rapport spécial, issue d'un consensus, a été présentée lors d'une conférence de presse à partir de 10 h ce jeudi 8 août à Genève. 

Les principaux points du rapport mettent en évidence :

- La dégradation des terres : 70 % des terres émergées sont utilisées par les hommes. Environ 1/4 de cette surface est dégradée par leur activité.

- Le réchauffement rapide : l'augmentation de la température est plus rapide sur les surfaces émergées par rapport aux températures globales, océans compris - +1,53°C depuis la période pré-industrielle.

- L'utilisation des terres : les solutions sont envisagées à travers la lutte contre le gaspillage alimentaire, un changement de régime alimentaire, la restauration de l'écosystème, une meilleure gestion des forêts et une productivité alimentaire durable. 

- Consommer autrement : "des aliments à base de plantes, tels que ceux basés sur les céréales secondaires, les légumineuses, les fruits et légumes, les fruits à coque et les graines et des aliments d'origine animale produits dans des systèmes résilients..."

Valérie Masson Delmotte, scientifique française directrice de recherche au Comité de l'Energie Atomique et co-présidente du groupe no 1 du GIEC depuis 2015 (AR6), se félicite sur Twitter de la clôture de ce dernier "processus de co-construction" qu'elle souligne long "parce que les représentants de chaque pays avaient lu de manière approfondie les chapitres, et ont proposé des ajouts pour que le rapport soit précis sur les contextes régionaux qui leurs sont spécifiques, et sur les options concrètes d'action". Le résumé est lui aussi plus long que prévu, des modifications ont été apportées pour plus de transparence et de compréhension et surtout dans le but d'éviter le "jargon scientifique".


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