Edito

Il n’y a qu’une seule planète. Protégeons-la !

©Vadim Sadovski/Shutterstock

Demain, samedi 5 mai, marquera "le jour du dépassement" appliqué à la France, selon WWF. Le jour symbolique où nous aurons consommé plus de ressources que la Terre ne peut renouveler en un an. L’occasion de prendre conscience de l’urgence du changement.

Il n’y a qu’une seule planète et nos ressources sont limitées. Oui c’est évident. Oui, on le répète. Oui, on tourne un peu en rond. Pourtant, si tout le monde avait les mêmes habitudes de consommation que les Français, nous aurions besoin de l’équivalent de 2,9 planètes Terre pour subvenir à nos besoins.

Ressources limitées

Pour la première fois, WWF a présenté le jour du dépassement – celui où nous avons consommé toutes les ressources que la planète peut renouveler en an - concernant la France exclusivement. Et c’est ce samedi : le 5 mai 2018. Bien plus tôt que le jour du dépassement mondial, qui arrive déjà bien trop tôt – et de plus en plus tôt - chaque année : le 2 août en 2017, le 8 août en 2016, le 3 septembre en 2005, le 30 novembre en 1980.

On le répète, oui. On en parle chaque année. Mais que fait-on ? Pour WWF, c’est un "signe que la transition écologique n’est pas assez ambitieuse". Clairement. Vu le signal, l’ambition ne devrait-elle pas être de passer à 100 % d’énergies renouvelables le plus tôt possible ?

Agir à son échelle

Et à notre niveau, que faisons-nous ? On continue, pour certains, à se débarrasser de son vieux Smartphone qui fonctionne très bien, pour s’acheter le dernier mis en avant par la marque la plus prisée. À remplir sa garde-robe d’affaires inutiles, voire en doublon, comme les fameuses tongs Havaianas dont je parlais dans ma chronique "Rien de neuf". À gaspiller de la nourriture ou de l’eau. Ce matin j’ai jeté deux citrons que j’avais oubliés au fond de mon panier de fruits. Quel manque de respect pour ce que nous apporte la Terre…

Alors, oui, on le répète. Nos ressources sont limitées. Mais pourquoi est-ce si difficile de modifier nos habitudes de consommation ?

Il n’est pas trop tard pour inverser la tendance, explique WWF. Il n’est pas trop tard pour adopter un mode de vie plus sobre, pour arrêter de gaspiller, pourquoi pas en se rendant au premier supermarché 100 % anti-gaspi qui a ouvert ses portes à Rennes, en remplaçant ses produits de soin habituels par des produits plus durables, en réduisant l’impact énergétique de ses objets connectés, ou en apprenant à accommoder ses restes, de pain rassis par exemple.

Même les petits pas comptent, et nous aussi on va continuer à essayer, c’est promis. Il n’y a qu’une seule planète, protégeons-là. Et répétons-le tant qu’il le faudra.