Le chiffre

En 2050, 5 milliards de personnes pourraient faire face à des pénuries d'eau

La ville du Cap (Afrique du Sud) a imposé des restrictions d'eau en raison de la sécheresse.
©Mark Fisher/Shutterstock

Dans un rapport publié cette semaine, l'UNESCO alerte sur les enjeux grandissants liés à la gestion de l'eau, et appelle au recours de solutions fondées sur la nature.

Aujourd'hui, environ 3,6 milliards de personnes, soit plus de la moitié de la population mondiale, vivent dans des zones potentielles de pénurie d'eau au moins un mois par an. En 2050, ce chiffre pourrait atteindre 4,8 à 5,7 milliards. Tel est le constat sur lequel se base l'édition 2018 du Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources, publié à l'occasion du 8e forum mondial de l'eau, qui se tient cette semaine au Brésil.

Alors que la demande mondiale continue de progresser à hauteur de 1 % par an en fonction, entre autres, de la croissance démographique, du développement économique et de l’évolution des modes de consommation, et que le cycle de l'eau s'intensifie en raison du changement climatique, l'ONU appelle à la mise en place de "solutions fondées sur la nature", qui consistent à utiliser ou à imiter des processus naturels pour améliorer la disponibilité de l'eau, sa gestion et sa qualité. Par exemple, en déployant des points de collecte en eau, en utilisant des bassins versants ou en instaurant le système de riziculture intensive, qui suggère de "modifier les pratiques standard de gestion des cultures et de l'eau plutôt que (d'introduire) de nouvelles variétés ou (d'utiliser des) intrants agrochimiques".

Des pratiques qui restent pour l'heure encore marginales, et représentant moins de 1 % de l’investissement total dans l’infrastructure de la gestion des ressources en eau, note le rapport.