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Environnement

Dix animaux de montagne à reconnaître facilement

Les montagnes françaises abritent une faune à part.
© kewl / Pixabay

Les massifs français possèdent une faune à part. Voici dix animaux à découvrir lors de ses vacances à la montagne.

En vacances à la montagne ? Il existe de nombreux trésors à découvrir lors des balades, randonnées ou trekkings : ceux-ci ont quatre pattes, une paire d’ailes, voire parfois des antennes... En France métropolitaine, il existe six principaux massifs montagneux : les Alpes, les Pyrénées, le Massif central, le Jura, les Vosges et la Corse. Ces écrins de nature accueillent une grande diversité animale. Voici dix animaux à découvrir parmi les plus emblématiques et les plus facilement reconnaissable de la faune montagnarde française.

Les espaces de montagne sont souvent protégés. En montagne – comme ailleurs – les animaux ne se touchent qu’avec les yeux et des règles sont fixées par les parcs naturels pour respecter la nature.

Le bouquetin des Alpes

C’est le roi des montagnes. Imposant mammifère, le bouquetin des Alpes est pourtant très agile et n’hésite pas à escalader les falaises les plus abruptes. En été, son pelage est brun clair. Il faut monter très haut en altitude pour avoir la chance de découvrir un troupeau de bouquetins en train de se reposer dans un alpage ou à l’ombre des rochers. Les mâles sont aisément reconnaissables à leurs grande cornes (parfois plus d’un mètre de long) légèrement recourbées. Les femelles - appelées les étagnes - ont des cornes plus petites. Comme son nom l’indique, le bouquetin des Alpes ne vit que dans l'Arc alpin. En revanche, il possède un cousin pyrénéen, le bouquetin ibérique. Massacré en France au début du XXe siècle, celui-ci est en train d’être réintroduit dans les Pyrénées.

Les anneaux sur les cornes du bouquetin permettent de déterminer son âge.
© _anaposa_ / Pixabay

Le chamois

Autre animal emblématique des montagnes, le chamois se différencie du bouquetin par ses cornes plus fines et courtes, recourbées comme des crochets. En été, son pelage est brun (contre noir l’hiver), et son visage est barré de noir et de blanc. Lui aussi est un grimpeur hors-pair : il peut monter 1000m d’altitude en une dizaine de minutes. Pour l’apercevoir l’été, on peut scruter les névés avec des jumelles pour tenter de repérer les taches noires d’un troupeau de chamois. Pensez également à regarder les lignes de crête, vous verrez peut-être une tête de chamois curieux dépasser des rochers... En France, on peut voir des chamois dans les Alpes, le Massif central, le Jura et même les Vosges. Dans les Pyrénées, il est remplacé par un très proche cousin : l’isard.

Le chamois a des cornes en crochet.
© rottonara / Pixabay

Le mouflon méditerranéen

Le mouflon est un animal qui a été introduit par l’Homme dans le Mercantour à partir de 1949. Depuis, il s’est durablement installé dans les Alpes, mais aussi dans le Massif central et dans les Pyrénées. Il s’agit d’une création génétique, issue notamment des mouflons corses. Ces derniers, très semblables, peuvent être observables dans les montagnes de l’île de Beauté. On reconnaît le mâle de mouflon à ses grosses cornes recourbées et à son museau blanc. Les femelles ont de petites cornes droites, voire pas de cornes du tout.

Deux mâles de mouflon et une femelle.
© gamagapix / Pixabay

La marmotte des Alpes

C’est probablement le mammifère montagnard le plus connu et – surtout – le plus facilement observable. Les marmottes des Alpes se trouvent dans les pelouses d’altitude. On les voit souvent gambader au loin dans les alpages. On peut aussi les repérer grâce à leurs cris puissants qui leurs permettent d’alerter leurs semblables. Pour prendre le temps de les observer, on peut scruter aux jumelles les rochers qui parsèment les plaines de montagne : vous aurez de fortes chances d’y voir une marmotte se prélassant au soleil. Contrairement à ce que leur nom semble indiquer, on peut voir des marmottes dans les Alpes mais aussi dans les Pyrénées et dans le Massif central. Même si elles sont peu farouches, il faut éviter d’approcher de trop près et de nourrir ces animaux.

Les alpages sont parsemés de terriers de marmottes.
© Joergleman / Pixabay

L'aigle royal

C’est le pire ennemi de la marmotte. Cette dernière fait en effet partie du régime privilégié de l’aigle royal. Les cris de la marmotte sont d’ailleurs un bon moyen pour repérer un aigle : si vous les entendez retentir plusieurs fois dans un alpage, il y a de fortes chances que le prédateur soit en train de le survoler à la recherche d’une proie. Cet imposant rapace (environ deux mètres d’envergure) est marron avec des taches blanches sous les ailes. Il aime tourner dans le ciel en suivant les courants d’air chaud pour prendre de l’altitude. Il faut veiller à ne pas le confondre avec d’autres rapaces comme la buse (qui a le bout des ailes arrondi) ou les milans (qui ont la queue en pointe). On peut le voir dans tous les grands massifs français, excepté les montagnes franc-comtoises où les observations sont exceptionnelles.

L'aigle royal est un prédateur hors pair.
© HelenHarding / Pixabay

Le vautour fauve

Avec le vautour fauve, on entre dans une autre dimension : certains individus peuvent approcher les trois mètres d’envergure. Ce charognard est identifiable à sa tête déplumée qui lui permet de chercher sa nourriture dans les cadavres d’animaux. En vol, on le reconnaît à ses (très) grandes ailes beiges bordées de noir ainsi qu’à sa courte queue. D’ailleurs, si vous apercevez un vautour fauve en vol, il est fort probable de voir d’autres individus le suivre : ils sont parfois des dizaines planant haut dans le ciel à la recherche d’une carcasse. En France, on le trouve dans les Pyrénées, les Alpes et le Massif central. Il existe trois autres espèces de vautours. Elles sont plus rares mais on peut évoquer le gypaète barbu, qui est le plus grand rapace d’Europe. Il est impossible à confondre avec son ventre orange, sa barbe noire et sa queue en losange.

Le vautour fauve est impressionnant mais inoffensif : il ne mange que des animaux déjà morts !
© GregDelaunay / Pixabay

Le chocard à bec jaune

Le chocard à bec jaune est un corvidé, il fait partie de la famille des corbeaux. Comme eux, il est tout noir… à l’exception de son bec jaune-orange. Il vit en colonie dans les falaises d’altitude. Un important groupe d’oiseaux noirs vole le long des crêtes ? Il est très probable que ce soient des chocards. On peut les identifier grâce à leurs cris flûtés. On peut aussi les rencontrer près des refuges de montagne, où ils sont attirés par les restes de nourriture des randonneurs. Ils vivent dans les Alpes, les Pyrénées et en Corse.

Le chocard à bec jaune est un oiseau qu'on ne peut voir qu'en montagne.
© rycky21 / Pixabay

La niverolle alpine

C’est un oiseau étonnant. La niverolle alpine est un des rares oiseaux qui aime vivre au milieu des neiges éternelles. Si on peut en trouver qui volètent en groupe dans les alpages, les niverolles apprécient avant tout les grands espaces pierreux en altitude, où le roc côtoie la glace. Elles se nourrissent des rares graines et insectes qui survivent aux températures extrêmes des sommets de montagne. Assez proche du moineau ou de la linotte, la niverolle est un petit passereau reconnaissable à son corps clair et à ses ailes barrées de noir et blanc. On ne peut la voir que dans les Alpes.

La niverolle alpine est un des rares animaux à survivre au-dessus des 3000m d'altitude.
© D4m1en / wikipédia

Le triton alpestre

Le triton alpestre est un amphibien vivant dans les lacs d’altitude. Dans les Alpes, on peut parfois en observer à plus de 2500 mètres d’altitude ! Si on a la chance de le voir hors de l’eau, on peut l’identifier grâce à son ventre orangé. Le reste de son corps est gris foncé avec quelques taches noires. Sinon, on peut l’apercevoir en suspension dans les eaux d’altitude, avec les pattes écartées. Le triton a un cycle de vie spécifique : il ne vit dans l’eau qu’au printemps, pendant la période de reproduction. En cette fin d’été, il y a de fortes chances que vous l’aperceviez au sol, caché entre les pierres. Mais en altitude, le triton modifie son cycle et peut parfois passer toute l’année dans l’eau. Il ne vit qu’à l’Est de la France, donc inutile de le chercher dans les Pyrénées ou en Corse.

En été, vous aurez plus de chance de voir le triton alpestre hors de l'eau.
© Kathy_Büscher / Pixabay

La rosalie des Alpes

La rosalie des Alpes est un magnifique insecte montagnard. Elle est bleue clair avec des taches noires. Mais ce qui est probablement le plus remarquable chez cet animal, ce sont ses grandes antennes : chez les mâles, celles-ci sont plus grandes que le reste du corps. Elle vit dans les forêts d’altitude, dans les Alpes ou les Pyrénées, et pond dans le bois mort. Pendant les journées d’été, les adultes descendent au sol : c’est le meilleur moment pour les observer. Sinon, le reste du temps le rosalies vivent à la cime des arbres. Ce bel insecte est menacé en France : il est classé comme vulnérable et est protégé sur l’ensemble du territoire.

La rosalie des Alpes est un insecte remarquable de nos montagnes.
© Nico&Co / wikimedia

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