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DOSSIER PARTENAIRE

L’été en mode durable: comment lutter contre la hausse du thermomètre dans son logement ?

Subir un inconfort thermique chez soi n’est pas seulement désagréable, cela peut avoir son lot de conséquences sur l’habitat et sur sa propre santé.
©PublicDomainPictures/Pixabay

[DOSSIER HABITAT DURABLE] Après un hiver et un début de printemps assez frisquets, l’été 2021 devrait être plus chaud et sec que la normale, selon les prévisions. Comment appréhender cette période dans son logement ?

Projetons-nous dans le prochain été : le ventilateur tourne à plein régime chez nous, nos vestes sont au placard et nous avons sans arrêt soif... Une situation qui ne fait pas vraiment rêver... Comment éviter de suffoquer chez soi durant cette saison ? Vivre dans un logement durable, c’est aussi vivre dans un lieu qui s’adapte aux différentes périodes de l’année côté températures. C’est ce que l’on appelle le “confort thermique”, qui selon Francis Tiffanneau, Responsable d’activité énergie au sein de QUALITEL, pourrait être défini comme une sensation de bien-être et de chaleur adéquate lorsque l’on est exposé à une ambiance intérieure comme celle du logement.  

Bénéficier d’un véritable confort thermique chez soi, c’est ainsi parvenir à trouver le “juste équilibre entre le bon taux d’humidité et une température agréable dans chaque pièce, quel que soit le moment de l’année ou les conditions climatiques”. Nous avons bien sûr chacun un référentiel différent en fonction de notre ressenti (humidité, température, etc.), de notre morphologie, de notre âge ou encore de notre niveau d’activité. Ainsi, remarque M. Tiffanneau, ce sont nous, les habitants, qui “savons le mieux définir ce qu’est un confort thermique satisfaisant dans notre logement”. La notion de confort thermique est d’ailleurs, selon l’expert, particulièrement utilisée en hiver et en été, quand les températures sont les plus extrêmes.  

Éviter l’inconfort thermique

Subir un inconfort thermique chez soi n’est pas seulement désagréable, cela peut avoir son lot de conséquences sur l’habitat et sur sa propre santé. L’hiver, les Français subissant cet inconfort ne parviennent pas à se réchauffer même en augmentant le chauffage, tout simplement parce que la température de chauffe peut être très différente de la température ressentie et ce pour diverses raisons : des parois froides, des variations de températures, l’humidité ambiante, des défauts d’étanchéité.... Le Responsable de l’activité énergie précise que “les causes de cet inconfort thermique peuvent par ailleurs endommager le logement avec notamment l’apparition de moisissures et la dégradation des revêtements”. L’été, l’inconfort thermique va pour sa part conduire les habitants d’un logement à avoir très chaud et à subir les effets de la déshydratation qui peuvent provoquer des malaises.

Retrouvez l'ensemble de notre dossier "Mon logement durable, mode d'emploi" en partenariat avec QUALITEL par ici ! 

“En été, la notion de confort thermique renvoie à une température supportable dans son logement (température en moyenne inférieure à 26 °C). Pour éviter d’avoir trop chaud, les surfaces vitrées du logement doivent donc être protégées des rayonnements solaires directs.”

Des bâtiments peu adaptés à l’été ?

Mais d’ailleurs, pourquoi a-t-on souvent trop chaud chez soi l’été ?  Selon le Baromètre QUALITEL, 58 % des personnes interrogées ont parfois ou souvent trop chaud dans leur logement, contre 47 % à qui il arrive régulièrement d’avoir trop froid chez eux. Le confort d’été apparaît donc, d’après M. Tiffanneau, comme une problématique moins bien prise en compte dans les bâtiments que celle du confort d’hiver. Cet inconfort thermique d’été est, selon l’expert, dû le plus souvent à la mauvaise isolation thermique (absence d’isolant ou présence en trop faible quantité) ou la mise en place d’une isolation inadaptée qui ne bloque pas les apports solaires ; à la faible inertie thermique des matériaux qui font rapidement entrer la chaleur dans le logement ; à l’absence d’équipements de protection solaire sur les baies vitrées ou leur mauvaise utilisation le cas échéant ; ou au manque de ventilation.

Des gestes concrets

Face à cet inconfort thermique estival, peut-on imaginer d’autres solutions que la climatisation pour ne pas souffrir de la chaleur ? M. Tiffanneau estime à ce sujet qu’il est primordial de “ne pas généraliser les installations de climatisation à outrance, qui sont des machines avec production de froid et très consommatrices en énergie, mais de travailler en amont sur les équipements passifs capables de limiter la montée en température intérieure d’une maison ou d’un appartement”. Aussi, très concrètement, l’on peut d’après lui :  

·      Procéder à l’installation de protections solaires extérieures sur les baies les plus défavorables en termes d’exposition (vitrages exposés au sud et à l’ouest). Pour des orientations sud, il peut être intéressant d’installer une pergola au rez-de-chaussée d’une maison. Pour d’autres orientations, ouest par exemple, il vaut mieux opter pour des protections extérieures de type volets ou persiennes. Pour des orientations sud-est et sud-ouest, les casquettes (auvent, débord de toiture) sont acceptables, mais déconseillés à l’est et à l’ouest avec un soleil rasant.

·      Fermer les fenêtres et baisser les occultations ou protections extérieures dans la journée afin d’éviter que la chaleur rentre.

·      Favoriser la ventilation naturelle par l’ouverture des fenêtres en créant des courants d’air la nuit pour rafraîchir son logement en déchargeant le bâtiment de cette chaleur stockée en journée. La ventilation est essentielle et permet un brassage de l’air.

·      Dans la mesure du possible, végétaliser les abords du logement avec des arbres feuillus, arbustes ou plantes à gros feuillages afin de créer de l’ombre et une certaine fraicheur par circulation d’air. La végétation permet aussi de limiter l’accumulation de chaleur dans les bétons et goudrons autour des bâtiments.

·      Utiliser des ventilateurs de plafond ou autres brasseurs d’air verticaux pour faire baisser la température ressentie de quelques degrés.

Il est préférable de privilégier une isolation sur voile béton ou parpaing plutôt qu’une isolation par l’intérieur, et ce, quelque que soit l’épaisseur de l’isolant.”

Évidemment, si ces gestes ne suffisent pas, il faudra faire un constat des principales causes de cet inconfort et entamer des travaux pour les traiter. “Pour ce diagnostic, il est pertinent de faire appel à un bureau d’études thermiques et à des entreprises qualifiées”, souligne l’expert, qui ajoute que dans cette optique de confort d’été, “il est préférable de privilégier une isolation par l’extérieur sur voile béton ou parpaing plutôt qu’une isolation par l’intérieur, et ce, quelque que soit l’épaisseur de l’isolant”. L’objectif de l’isolation thermique par l’extérieur étant de bloquer la chaleur avant qu’elle ne rentre dans le bâtiment, ce qui améliore considérablement le confort thermique estival.

Depuis 1974, l’Association QUALITEL fait progresser, aux côtés des professionnels du logement, la qualité de l’habitat neuf et existant et participe à sa valorisation auprès des occupants.

Elle exerce pour cela 4 missions complémentaires : l’information du grand public, la certification de la qualité et des performances du logement, la formation, l’évaluation et l’expertise. Elle développe également des programmes de recherche pour mieux comprendre les problématiques liées au bâtiment et anticiper les évolutions techniques et les attentes des habitants.

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Commentaires
Par Catherine Legrand - le 18/06/2021

Les climatiseurs fixes et mobiles se démocratisent de plus en plus. Bientôt ceux qui n'en n'auront pas seront considéré des parias... J'ai l'impression de retrouver l'image du serpent qui se mord la queue, entre ceux qui se plaignent d'avoir trop chaud mais qui utilisent des climatisations qui génèrent une hausse de la température..

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