QUESTION DE LA SEMAINE

Charte "plages sans plastique" : les comportements finiront-ils par évoluer ? Vos réponses

La secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson a présenté début août une charte pour lutter contre les déchets plastiques sur les plages.
©nito/Shutterstock

Lundi 5 août, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson présentait à la Seyne-sur-Mer une charte pour lutter contre les déchets plastiques sur les plages, qui comprend quinze engagements. La prise de conscience finira-t-elle par se faire ressentir et verrons-nous bientôt nos plages dénuées de déchets ? Vous êtes assez pessimistes sur la question. 

Cette semaine, ID vous a posé la question suivante : 

Charte "plages sans plastique" : les comportements évolueront-ils dans le bon sens selon vous ?

Choix

Pour rappel, lundi 5 août, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson présentait une charte pour lutter contre les déchets plastiques sur les plages, à l'heure où selon le ministère de la Transition écologique, 80 % des déchets marins proviennent de la terre et 75 % d'entre eux sont des déchets plastiques - les sacs à usage unique, les emballages, et les mégots sont les déchets les plus répandus dans nos océans. 

L'objectif : "Une plage sans déchet plastique, pour des communes littorales éco-exemplaires". Cette charte comprend quinze engagements, répartis sur trois paliers : la sensibilisation (mobilisation des acteurs économiques, information des usagers...), la prévention (intégration du zéro plastique dans les cahiers des charges des événements municipaux, expérimentation de la consigne sur les contenants alimentaires,...), et le nettoyage (ramassage, collecte, tri des déchets). 

Lutte contre la pollution plastique :Brune Poirson lance une charte pour des plages sans déchet plastique
©Ministère de la Transition écologique et solidaire

Aux communes de s'y mettre : celles qui auront adopté cinq actions bénéficieront du label "plage sans plastique" au palier 1 et ainsi de suite jusqu'au palier 3. Le but est notamment d'inciter les villes à opter davantage pour le zéro plastique, histoire que celui-ci ne finisse pas sur nos plages... Mais cela passe également par une prise de conscience citoyenne. À savoir si ces engagements feront évoluer les comportements des plagistes (notamment les opérations de sensibilisation et promotion des objets réutilisables), votre avis est assez clair. Vous êtes à date de publication 72 % à estimer que non, et qu'il y a encore un long chemin à parcourir avant que nos plages ne deviennent propres. 

Voici quelques-uns de vos commentaires sur les réseaux sociaux :

Si les gens ne laissent plus leurs déchets sur les plages, c'est bien. S'ils font l'effort dans leurs achats de privilégier des produits qui vont dans le sens de la diminution des emballages plastiques, c'est mieux."

Une charte n'engage personne. Il s'agit d'une économie de façade, d'actions de communication, de la part d'un gouvernement de la part d'un gouvernement qui n'a jamais eu l'intention de mettre des moyens dans la transition écologique."

Cité par le magazine Géo, René Heuzey, fondateur d'Un Océan de Vie, une organisation qui lutte contre la pollution des mers et des océans, livre son point de vue sur cette charte dont l'aspect non-contraignant est critiqué : "On ne peut pas interdire aux gens de vivre, les empêcher de fumer ou d'utiliser tel ou tel objet parce qu'il est en plastique. Mais vu comme on est parti, on est obligés de les verbaliser. Il faut les responsabiliser et leur apprendre le civisme. Cela fait quatre ans qu’on ramasse des déchets sur les bords de mer. Beaucoup pensent qu’ils peuvent tout jeter par terre parce que des associations passent derrière eux. Ce n'est pas normal."

Quoiqu'il en soit, les plages françaises s'engagent peu à peu. Géo cite d'ailleurs Robert Crauste, le maire de Grau-du-Roi dans le Gard, une commune située à l’Est de Montpellier : "Quand on produit des événements, il est déjà interdit d’utiliser des objets plastiques à usage unique, fait-il remarquer. Ils sont remplacés par des eco-cups ou des verres consignés avec des matériaux comme le bambou ou le bois." 

À Boulogne-sur-Mer, c'est parti

Dans les Hauts-de-France, France 3 régions cite pour sa part l'exemple de Boulogne-sur-mer, première ville de la région à s'engager contre le plastique avec - entre autres - ses poubelles de tri, ses panneaux de sensibilisation, et ses cendriers de poches distribués. La chaîne précise que les autres communes signataires proviennent du Gard, du Var, de l'Hérault, de la Haute-Corse, de la Vendée, de la Loire-Atlantique, des Côtes d'Armor et de la Martinique.

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