À l’occasion du Prix des salarié·es engagé·es, la Fondation GoodPlanet et l’association Les Collectifs ont distingué plusieurs initiatives portées de l’intérieur des entreprises.
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Prix des salarié·es engagé·es par la Fondation Goodplanet : découvrez les lauréats !

À l’occasion du Prix des salarié·es engagé·es, la Fondation GoodPlanet et l’association Les Collectifs ont distingué plusieurs initiatives portées depuis l’intérieur des entreprises. L’occasion de mettre en lumière des démarches concrètes et de comprendre comment ces collectifs s’organisent pour faire évoluer les pratiques.

92 %. C’est la part de salariés qui attendent des entreprises qu’elles articulent objectifs environnementaux et sociaux, selon le baromètre FACE x OpinionWay. Une attente forte, qui ne reste pas lettre morte : dans de nombreuses organisations, des collectifs de salariés prennent déjà le relais pour faire évoluer les pratiques de l’intérieur.

Une dynamique qui se structure, se professionnalise et gagne en visibilité. Alors, pour lui donner corps et la rendre plus visible encore, le Prix des salarié·es engagé·es, co-organisé par la Fondation GoodPlanet et l’association Les Collectifs, met à l’honneur ces initiatives et celles et ceux qui les portent.

Mettre en lumière celles et ceux qui transforment l’entreprise

L’objectif est clair : offrir un coup de projecteur à des projets concrets, portés de l’intérieur des organisations, et montrer comment ces dynamiques peuvent faire évoluer les pratiques à plus grande échelle. "Dans cette période où on a parfois l’impression que les sujets écologiques reculent, il est important de prendre de la hauteur et de réaliser le chemin déjà parcouru", souligne le communiqué.

Ouvert aux collectifs internes comme aux groupes de travail, le prix distingue des projets concrets, capables d’avoir un impact à l’échelle de l’entreprise et d’inspirer d’autres structures.

Une soirée pour croiser les regards et passer à l’action

La remise des prix s’est tenue le 15 avril 2026 à Paris, lors d’une soirée rythmée par les prises de parole de personnalités engagées. Parmi elles, Yann Arthus-Bertrand, fondateur et président de la Fondation GoodPlanet, aux côtés d’intervenants issus du monde de l’entreprise, des médias ou encore de la recherche.

En amont, des ateliers ont permis d’approfondir les enjeux de l’engagement salarié. Parmi eux, un serious game dédié à l’adaptation au changement climatique ou encore une visite de l’exposition "France, un album de famille", suivie d’échanges autour du vivre-ensemble et de l’engagement.

Des projets qui traduisent la diversité des engagements

Quatre prix principaux ont été décernés, chacun mettant en lumière une manière différente de transformer l’entreprise.

Le "Prix de l’Audace" récompense le projet du Parc de La Côme, porté par des salariées d’Ecocert. Sur six hectares de terres converties en agriculture biologique, ce projet participatif associe maraîchage, apiculture et élevage, tout en intégrant une dimension solidaire avec des dons à la Banque Alimentaire. Pensé comme un lieu de reconnexion à la terre, il accueille également des scolaires et propose des actions pédagogiques autour de l’agriculture biologique et de la biodiversité.

Le "Prix de la Persévérance" distingue le collectif Go Green du BCG Paris pour son Sustainability Challenge. Lancée à partir d’un sondage interne inspiré des conventions citoyennes, l’initiative s’est structurée en groupes de travail chargés de transformer les propositions des collaborateurs en actions concrètes. D’abord centrée sur des actions du quotidien, elle s’est progressivement élargie à des sujets plus structurants, comme l’intégration des enjeux environnementaux dans les activités du cabinet ou ses réflexions stratégiques.

Du côté du "Prix du Courage", le Youth Impact Committee de Danone est salué pour son rôle moteur auprès de la direction. Composé de collaborateurs de moins de 35 ans, ce collectif formule des recommandations directement adressées au top management pour faire évoluer la stratégie de durabilité du groupe. Après avoir réussi à faire entendre ses propositions, il s’est imposé comme un interlocuteur identifié sur ces sujets, contribuant à faire évoluer les décisions à un niveau stratégique.

Enfin, le "Prix de l’Influence" revient au collectif Climate Catalyst de Saint-Gobain pour la création de l’atelier NACCABAR. Conçu comme un workshop immersif de huit heures, cet outil projette les comités exécutifs à horizon 2050, en s’appuyant sur des scénarios de transition pour analyser la résilience de leur modèle. Les participants sont invités à passer en revue leur chaîne de valeur et à identifier des actions d’adaptation concrètes, dans une logique de transformation opérationnelle.

Prix des salarié·es engagé·es

Un coup de cœur qui souligne la mobilisation collective

Face à la qualité des candidatures, le jury a également décerné un "Prix Coup de Cœur" à Julie Swaenepoel, de l’Hôpital Foch.

Son initiative repose sur la mise en place d’un carnet de bord destiné aux ambassadeurs du développement durable, couplé à la promotion de pratiques d’écosoin au sein de l’établissement. Le projet a permis de structurer l’engagement en interne et de fédérer jusqu’à 80 bénévoles, avec une implication directe de la direction pour accompagner et pérenniser la démarche.

Des initiatives appelées à essaimer

Au-delà des lauréats, le Prix des salarié·es engagé·es met en lumière une tendance de fond : l’émergence de collectifs capables d’impulser la transformation depuis l’intérieur des organisations.

Un mouvement qui s’inscrit dans une dynamique plus large de partage d’expériences et de co-construction, portée notamment par le Pacte européen pour le climat, avec l’ambition de faire émerger des solutions à la hauteur des défis actuels.

En partenariat avec la Fondation GoodPlanet.