Abonnez-vous

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité.

Entreprises

À Paris, une bijouterie de diamants fait le pari de l’éthique

La bijouterie parisienne Courbet propose une solution alternative à l'extraction minière : elle propose à ses clients des bijoux composés d'or recyclé et de diamants dits "écologiques". Fabriqués en laboratoire, ils sont identiques aux "vrais" et trompent même les gemmologues. Découverte avec son co-fondateur, Manuel Mallen.

Cette technologie vient des États-Unis. Si elle n'est pas totalement neutre en termes d'empreinte énergétique, elle offre toutefois une solution alternative à l'extraction minière massive. "Les plus gros trous faits par l'Homme sur la Terre sont des mines de diamant", souligne Manuel Mallen, co-fondateur de la marque de joaillerie éthique Courbet. Il est la tête pensante du concept, emprunté aux Américains. En France, cette technologie est encore exclusive. Courbet propose des bijoux de luxe conçus en "faux diamants" et en or recyclé : "on cultive le diamant, on le fait pousser", explique le fondateur. 

Concrètement, la science a reproduit le processus de la nature : en faisant chauffer du gaz chargé en carbone à haute pression et à haute température pendant plusieurs semaines, les atomes de carbone sont guidés et se déposent sur des matrices à l'épaisseur d'une feuille de papier. En s'accumulant, un diamant de synthèse se forme. À ceux qui diraient qu'il s'agit de faux diamants, Manuel Mallen répond qu'entre "la glace que l'on prend dans son réfrigérateur et celle que l'on décroche d'un glacier, il n'y a aucune différence, si ce n'est que l'une est hors-sol et l'autre non". 

Soutenir des associations avec une collection permanente

Avec Marie-Ann Wachtmeister, co-fondatrice et directrice artistique de la marque, Manuel Mallen a par ailleurs lancé une collection spéciale, partenaire de différentes associations. Marie-Ann Wachtmeister, la "garante du beau", comme l'appelle son binôme, a dessiné les bracelets de la collection : le sigle est composé d'un diamant de laboratoire et d'or recyclé, tandis que le bracelet est fait d'un cordon en coton biologique. Les douze déclinaisons de couleurs existantes correspondent chacune à une association, à laquelle sont reversés 15 % des bénéfices des ventes. La joaillerie éthique avait a cœur de s'installer aux côtés de ses confrères Place Vendôme dans l'hyper-centre parisien, face à Chaumet, Van Cleef & Arpels ou encore Boucheron.