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Education/Citoyenneté

Ecologie pour tous : l'Université de Strasbourg veut s'adresser aux quartiers populaires

En France, plusieurs institutions proposent diverses formations pour travailler à la transition écologique.
©Matej Kastelic/Shutterstock

Dans le cadre d'un cycle de rencontres et projections, qui aura lieu jusqu'au 1er juillet 2022, "l'Université citoyenne et solidaire de la transition écologique", en partenariat avec l'Université de Strasbourg, invite les habitants des "quartiers défavorisés" à échanger avec des scientifiques autour de la transition écologique. Eclairage avec la sociologue Isabelle Hajek, à l'origine de cette initiative pédagogique et solidaire.

L’écologie n’est pas qu’un sujet scientifique, c’est aussi un ensemble de pratiques des acteurs du quotidien. Le laboratoire SAGE (Société, Acteurs et Gouvernement en Europe) de l’Université de Strasbourg a lancé le 21 janvier à Bischheim le projet "Glaneurs, jardiniers, voisins. Université citoyenne et solidaire de la transition écologique". Cette série de séances de projection-débat a vocation à stimuler le dialogue autour de la transition écologique entre les habitants de la périphérie de Strasbourg, les scientifiques et les acteurs locaux.

Une écologie "à hauteur d’hommes et de femmes"

Isabelle Hajek, sociologue et porteuse de l’initiative, explique avoir développé ce projet avec les acteurs locaux et les habitants des quartiers prioritaires pour "toucher un public diversifié et pas seulement universitaire". Pour cela, les initiateurs du projet utilisent des documentaires réalisés par les étudiants de la Haute Ecole des Arts du Rhin, l’association vidéo Les Beaux jours et l’Atelier "mon quartier par mes yeux". Une collaboration organisée autour de trois thèmes : récupérer, cultiver et habiter.

Les séances de projection sont suivies de discussions entre les acteurs de terrain, comme le chantier d’insertion Emmaüs Mundo, les habitants et les spécialistes pour stimuler le débat autour "d’une écologie qui n’est pas générale mais concrète : une écologie à hauteur d’hommes et de femmes", affirme la sociologue.

Sortir "d'un discours culpabilisant envers les classes populaires"

Un projet d'éducation à l'environnement pour sortir d’un "discours culpabilisant envers les classes populaires qui polluent pourtant le moins". Pour rappel, une étude du laboratoire des inégalités mondiales de 2021 a montré que les niveaux d’émissions de CO2 pour la moitié la plus pauvre dans les pays riches, comme la France, ont diminué depuis les années 1990 et sont proches des objectifs climatiques pour 2030. Un fait que confirme la sociologue : "Les quartiers défavorisés polluent moins grâce à des pratiques de récupération et de débrouille qu’on ne qualifie pourtant pas d’écologiques".

Ateliers de couture comme dans la Cité de l’Ill, récupération d’objets et de textiles ou potagers dans le quartier de Hautepierre : les quartiers de la périphérie ne sont pas en reste sur les pratiques écologiques. Les porteurs de l’initiative l’ont compris : "il faut sortir de l'écologie de standing dans laquelle on retrouve les CSP+ et les classes moyennes". Il est cependant nécessaire d’éduquer les citoyens aux réflexions et connaissances scientifiques sur le sujet pour une meilleure compréhension de l’enjeu écologique.

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