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L’accès à l’eau dans le tiers-monde, un problème loin d’être résolu

L'accès à l'eau dans certaines régions du monde est encore loin d'être acquis.
©Jen Watson/Shutterstock

Malgré le niveau d’avancement des pays développés, dans le tiers-monde, l’accès à l’eau est toujours compromis. Selon l’ONU, 2 milliards de personnes n'ont pas accès aujourd’hui à des services d'eau potable gérés de manière sûre, auxquels s’ajoutent plus de 2 milliards de personnes qui n’auraient toujours pas accès à des installations sanitaires.

En 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies a décrété que l’accès de tous à une eau potable et à l’assainissement faisait partie intégrante du "bloc" des droits humains fondamentaux, mais de fortes inégalités subsistent dans le monde. Les problèmes liés à l’eau se concentrent ainsi dans ce que l’on appelle traditionnellement le tiers-monde. Ce terme regroupe essentiellement des pays de l’hémisphère Sud, en Afrique saharienne, subsaharienne, ainsi que dans certains pays d’Amérique du Sud. En l’occurrence, cette dernière est davantage concernée par les inégalités économiques et la vétusté des infrastructures que par l’absence ou la mauvaise qualité de l’eau. Si l’on a en tête les images d’enfants en situation de sous-nutrition, il faut savoir que ce mal est, dans bien des cas, lié à l’eau. 50 % de la sous-nutrition, selon l’OMS, serait due à la consommation d’eau non potable.

L’accès à une eau de bonne qualité est donc une condition absolument nécessaire pour prévenir mortalité infantile et diffusion des maladies infectieuses, deux fléaux du sous-développement qui créent un cercle vicieux : les enfants touchés n’ont, au pire, pas de futur, et au mieux, deviennent des adultes dont l’état de santé ne leur permet pas de travailler, ce qui paralyse le fonctionnement de la société. Ces sociétés en deviennent, par ailleurs, fortement inégalitaires, l’eau, véritable or bleu, et les richesses étant captés par une petite partie de la population au mépris des besoins du plus grand nombre. Ces inégalités se ressentent aussi dans les villes, l’approvisionnement en eau des quartiers pauvres n’étant pas toujours garanti, ou les prix de l’eau y étant trop élevés.

De l’eau dans nos assiettes

Nous avons besoin de quelque quatre litres d’eau quotidiens pour pouvoir satisfaire pleinement nos besoins les plus essentiels, et pour cause, nous sommes composés à 70 % d’eau, 80 % pour notre cerveau. C’est sans compter les usages domestiques de l’eau nécessaires à l’hygiène. Mais aujourd’hui, paradoxalement, l’immense majorité de l’eau douce consommée dans le monde l’est pour nos besoins en nourriture. Cette proportion pourrait aller jusqu’à 90%, selon Juliette Duquesne et Pierre Rahbi, auteurs du livre L’eau que nous sommes (éd. Presses du Châtelet). L’industrie agro-alimentaire est de plus en plus demandeuse en eau, à mesure que les besoins de l’humanité grandissent.

Et avec le réchauffement climatique, d’autres problèmes risquent de se poser. D’ici 2025, on estime que la moitié de la population mondiale vivra dans des régions en stress hydrique, où la demande en eau dépassera les ressources en eau disponibles. Certaines ressources d’eau douce seront aussi condamnées à disparaître, en raison de la montée du niveau des océans qui va entraîner la submersion de certaines régions par de l’eau saumâtre. Il est probable que cette montée des eaux jette des millions de gens sur les routes dans les prochaines décennies, ajoutant des populations entières et produisant de nouvelles inégalités. Certaines estimations prévoient que les approvisionnements mondiaux en eau pourraient diminuer de 10 % d’ici 2030.

Aider et responsabiliser

D’un point de vue social ou économique, l’investissement dans les progrès de l’accès à l’eau jouit d’un très fort effet multiplicateur, c’est-à-dire qu’il génère des améliorations plus que proportionnelles. D’après l’ONU, chaque dollar investi dans des installations sanitaires de base dans les zones rurales, les plus touchées par le manque ou la mauvaise qualité de l’eau, offre en moyenne un retour de cinq dollars grâce aux économies de la population aidée en frais médicaux et à l’accroissement de sa productivité. Aujourd’hui, l’aide venant des pays développés est concentrée sur l’Afrique, où se trouve près de la moitié des personnes buvant une eau de mauvaise qualité dans le monde.

Pour retrouver notre dossier "Une eau saine, zéro plastique, et sans goût de chlore : enjeux et solutions", à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, c'est par ici

Kits d’hygiène, construction ou rénovation de réseaux d’acheminement, importation de techniques de purification… Parmi les moyens de lutter concrètement contre ce fléau, aucun ne semble hors de notre portée au XXIème siècle. L’organisme humanitaire Action Contre la Faim préconise ainsi plusieurs stratégies. La première consiste à répondre sans tarder aux situations de crise qui nécessitent un acheminement d’eau en urgence. Vient ensuite, dans l’ordre des priorités, la purification des sources contaminées. Pour cet investissement sur le temps long, qui va permettre une exploitation pérenne de la source et une responsabilisation des populations, des techniques d’assainissement toujours plus efficaces sont nécessaires. À plus grande échelle, on peut aussi imaginer que l’agriculture et l’élevage deviennent plus raisonnés, pour faire une place plus grande à la consommation humaine directe.

©LA VIE DR

L’innovation dans le domaine de la purification de l’eau est de plus en plus ambitieuse, en progrès constant, et certaines entreprises participent à cette émulation. Parmi celles-ci, LaVie. Avec ses cylindres qui purifient l’eau en peu de temps et la débarrassent de substances comme les traces de pesticides, de médicaments, ou encore du chlore, la liste des solutions pour une meilleure qualité de l’eau s’allonge.  

 

En partenariat avec LaVie. 

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