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Education/Citoyenneté

Grève mondiale pour le climat : des jeunes moins nombreux mais toujours dans la rue

© Agathe Palaizines/ID, Linfo durable

"Je sèche comme la planète." Ils étaient des milliers de jeunes vendredi en France à avoir préféré le climat aux cours, pour la troisième fois cette année, moins nombreux cette fois mais toujours aussi motivés.

À Paris, cette nouvelle "grève mondiale", prolongement de l'initiative lancée en 2018 par la jeune Suédoise Greta Thunberg, a rassemblé 9400 personnes selon le cabinet Occurrence (qui a effectué un comptage pour un groupe de médias). Ils étaient 14 800 en mai, entre 29 000 et 40 000 en mars.

Les habituels slogans "Chaud, chaud, chaud, plus chaud que le climat !" et "Et un, et deux, et trois degrés, c'est un crime contre l'humanité" sont de retour au mégaphone. Mais sur certaines pancartes, le ton se durcit : "Jeunesse lève-toi", "Nous allons faire usage de la force", "Urgence sociale et climatique", "L'Etat me radicalise", pouvait-on lire dans le cortège parisien parti de la Nation vers le parc de Bercy. "Ma tristesse s'est transformée en colère. Il faut faire plus qu'interdire les pesticides", explique à l'AFP Zoé, 16 ans, en terminale en Seine-et-Marne.

Désobéir ou non ?

"Nous ne sommes plus dans une dynamique de demandes. Elles ont toutes été ignorées", explique à l'AFP Camille, salarié de 21 ans, membre de Youth For Climate France, organisateur des marches. "Je ferai tout ce qui est possible et nécessaire", quitte à ne pas toujours respecter la loi, ajoute le jeune homme en précisant que tous les membres du collectif n'étaient pas tous de son avis.

Même détermination chez Arturo, un élève de seconde de 15 ans, qui ne voit pas d'objection à "passer à de la désobéissance civile", type de mobilisation préconisée notamment par un mouvement écologiste comme Extinction Rébellion. Ce que ne fera pas Camille, 19 ans, étudiante à Paris, pour qui "les manifestations restent la meilleure manière de s'exprimer".

En queue de cortège, quelques organisations syndicales, des associations écologiques, des enseignants étaient venus en soutien.

À Lyon, ils étaient 1600 selon la police, 1500 à 2000, selon les organisateurs, avec pour mot d'ordre "L'avenir nous regarde" et comme slogans : "Il faut agir maintenant et pas dans 50 ans" ou "Les petits pas, ça suffit pas". Ils étaient 12 000 en mars. Parmi les lycéens de tête, Matteo, 17 ans, est venu d'Ambérieu-en-Bugey (Ain), à plus de 50 km de Lyon. "Ce qui me révolte, c'est que Macron a dit qu'il allait changer après les manifestations lycéennes, et il n'a rien fait".

Manifester, un "minimum"

À Strasbourg, 1200 personnes selon la police, essentiellement des jeunes, ont répondu présentes. "Célibataire cherche climat stable pour relation durable", "pas de nature, pas de futur", "SOS de Terriens en détresse", "les calottes sont cuites" pouvait-on lire sur les pancartes. Certains jeunes arboraient des larmes vertes dessinées au coin des yeux.

À Bordeaux, les manifestants étaient majoritairement lycéens. "On va tous finir dans la MERde !", "Tu la veux bleue ou bien cuite, ta planète ?", "Il n'y a pas de Planète B", résumaient des pancartes.

"Je ne sais pas si des marches comme ça font vraiment avancer les choses mais c'est le minimum que je puisse faire", a expliqué Meyssane, 16 ans, en 1re à Bègles. 

"Dans 17 mois, ce sera le point de non-retour, profitons de ces 17 mois pour nous faire entendre !", a lancé au micro Elisa, l'une des représentantes de Youth for climate devant un millier de personnes rassemblées à Lille.

"Ami, entends-tu les cris de la Terre qu'on achève ?", "le glyphosate, c'est dégueulasse", "parce que c'est notre surviiie !", étaient cette fois-ci les messages brandis par ces collégiens, lycéens, étudiants, parents venus avec leurs poussettes.

À Marseille, ils étaient 500 lycéens et collégiens. À Besançon, 380.

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Avec AFP.