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Education/Citoyenneté

Fridays for future : les jeunes demandent aux ministres européens d'intégrer le climat dans les programmes scolaires

©RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP

Le mouvement Fridays for future réclame aux gouvernements européens une meilleure éducation des jeunes aux enjeux climatiques. Une liste de "demandes universelles" a été transmise à dix ministres de l'éducation. 

Intégrer l'éducation aux changements climatiques dans les programmes scolaires ? C'est la demande formulée par les jeunes militants pour le climat de France et d'ailleurs.

80 Européens, réunis sous le mouvement "Friday for future" en collaboration avec Teach the future, ont lancé du 12 au 16 avril la "Climate education week". Pour l'occasion, ils ont adressé des lettres aux ministre de l'Education de 10 pays de l'Union, réclamant la mise en place d'un volet climatique dans les programmes scolaires. 

Selon l'association Youth for climate France - qui s'est ralliée à la cause -, ces courriers présentant "une liste de demandes universelles", dessinent "la vision de l'éducation climatique que les jeunes d'Europe doivent recevoir en tant que droit humain fondamental". "L’éducation au climat est l’outil ultime pour limiter les changements climatiques d’origine anthropique, et pourtant, malgré son importance indéniable, elle est toujours négligée. Les situations climatiques et environnementales ne peuvent s’améliorer sans changements radicaux de l’état d’esprit de l’ensemble de la population", affirme l'association qui précise en outre se mobiliser aussi "pour une éducation plus large et transdisciplinaire aux enjeux environnementaux dans leur ensemble". 

L'association Fridays for future, née des premières "grèves scolaires" pour le climat impulsées par la militante Greta Thunberg, entend également inciter les gouvernements à faire de ce sujet un "point de discussion" lors de la prochaine COP prévue à Glasgow à la fin de l'année. 

La liste de ces demandes adressées aux ministres contient six points :

- L’éducation au climat doit être accessible à toutes et tous, indépendamment de l’origine ethnique, de l’âge, du sexe et du statut social, et doit être dispensée à tous les niveaux d’enseignement.

- L’éducation au climat doit être intégrée aux valeurs fondamentales de chaque programme scolaire. Les élèves doivent apprendre les aspects scientifiques, sociaux et éthiques de la crise climatique. 

- Les institutions éducatives doivent fournir les outils et le soutien nécessaires pour aider les élèves et les enseignants à faire face à l’anxiété climatique et aux problèmes de santé mentale. 

- Tous les enseignants et enseignantes doivent être formé.e.s à l’éducation climatique et recevoir des plans de cours et du matériel pédagogique. 

- Les institutions doivent prendre des initiatives pour développer la responsabilité envers la nature et la société et pour inciter les élèves à pratiquer une citoyenneté active. 

- Les institutions doivent suivre les règles de la durabilité et être des innovateurs dans ce domaine. Par conséquent, toutes les écoles existantes et à construire doivent être neutres en émissions carbone d’ici 2030."

Du côté de l'Hexagone, alors que les débats à l'Assemblée nationale autour de la loi Climat et résilience touchent presque à leur fin, les jeunes de Youth for climate France rappellent "l'insuffisance marquée" des propositions avancées au Palais Bourbon. Sur ce point précis détaillé par les articles 2 et 3 du projet de loi, il apparaît que "l'éducation à l’environnement et au développement durable, à laquelle concourent l’ensemble des disciplines, permet aux élèves de comprendre les enjeux environnementaux, sociaux et économiques du développement durable. Elle est dispensée tout au long de la formation scolaire, d’une façon adaptée à chaque niveau et à chaque spécialisation, afin de développer les connaissances scientifiques et les compétences des élèves en vue de leur permettre de maîtriser ces enjeux, notamment ceux portant sur le changement climatique et la préservation de la biodiversité, et de les préparer à l’exercice de leurs responsabilités de citoyen". Un amendement LREM a d'ores et déjà été retenu sur le sujet afin d'intégrer également "le respect du vivant" à cet apprentissage. 

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