Education/Citoyenneté

"Vendredi verts" : des étudiants français feront l'école buissonnière tous les vendredis pour le climat

En Allemagne, des étudiants ont déjà commencé les "grèves scolaires" pour le "Fridays For Future", ce vendredi 8 février.
©Klaus-Dietmar Gabbert/DPA-ZENTRALBILD/DPA PICTURE-ALLIANCE

 300 étudiants parisiens se sont réunis le 8 février dernier sur le campus de Jussieu, à Paris, pour voter le lancement des "vendredis verts" : à compter du 15 février, ils feront chaque semaine la "grève scolaire" pour réclamer aux autorités des mesures de lutte contre le dérèglement climatique.    

Après les États-Unis, la Suisse, la Belgique, l'Australie, le Canada, les Pays-Bas et l'Allemagne, les étudiants français se décident à rejoindre le mouvement. Le 8 février dernier, sur le campus parisien de Jussieu, 300 jeunes ont voté le lancement d'une grève scolaire tous les vendredis : ils sècheront les cours pour le climat et ce, dès le 15 février prochain. Ils rejoignent une mobilisation déjà amorcée aux quatre coins du globe depuis quelques mois, par la jeune activiste suédoise de 16 ans Greta Thunberg, avec le hashtag "#FridaysForFuture". 

Cette grève hebdomadaire aura pour but de réclamer des mesures concrètes aux autorités afin de lutter contre le réchauffement climatique. En plus de sécher les cours tous les vendredis, les étudiants prévoient - comme leurs homologues étrangers - des actions de "désobéissance civile" pour mieux faire entendre leurs revendications. Parmi celles-ci : mettre fin au plastique, former des ZAD ("zones à défendre"), sortir du nucléaire, ou encore supprimer les vols intérieurs... Les étudiants ont défilé derrière le micro de l'amphithéâtre pour proposer leurs idées, convenant que chaque vendredi de grève sera ainsi consacré à l'une des revendications soulevées. 

"Vendredis verts" et "samedis jaunes"

Les étudiants ont aussi prévu de se joindre aux cortèges des Gilets Jaunes qui défilent tous les samedis en France depuis maintenant 13 semaines. Selon Le Monde, au lendemain de leurs "vendredis verts", ils poursuivront un "samedi jaune".

Les étudiants parisiens ne sont pas les seuls à sonner l'alarme pour le climat : des lycéens nantais se sont déjà réunis le 8 février dernier avec le collectif de la "Jeunesse Nantaise pour le climat", créé par trois lycéens. Leur mobilisation a été repérée et soutenue sur Twitter par Greta Thunberg. 

En outre, de nombreux jeunes originaires d'une trentaine de villes françaises ont d'ores et déjà répondu à l'appel du collectif Youth For Climate, pour une grève scolaire internationale prévue le 15 mars.