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Culture

Accaparement des mers : des images pour "alerter et proposer des solutions"

"Dans le golfe de Guinée, des bateaux chinois ou européens pillent les eaux gabonaises et détruisent les vies de leurs propres marins." Extrait du reportage du collectif Argos.
© Jérômine Dérigny

En marge du One Ocean Summit, le collectif Argos présente sa dernière série documentaire sur l’accaparement des mers jusqu’au 8 mars, à Brest. Des reportages et des portraits qui témoignent aux quatre coins du monde des ravages de la surpêche ou encore de la lutte contre la pollution plastique. Interview. 

Cette semaine a été placée sous le signe de la préservation des océans. Alors que le One Ocean Summit s’achève à Brest, une exposition du collectif Argos, intitulée “Amer”, se poursuit jusqu’au 8 mars le long de la Promenade du Moulin Blanc, à Brest. Un voyage aux quatre coins du monde à découvrir également en ligne. Au programme : neuf reportages qui racontent l’exploitation des fonds marins en Indonésie ou encore le blanchiment des coraux en Polynésie mais aussi le boom du tourisme en Méditerranée. Entretien avec Jérômine Dérigny, l'une des photographes du collectif Argos qui travaille sur les problématiques environnementales depuis 2001, et qui co-signe un reportage sur la surpêche au large du Gabon.

Pourquoi aborder la question de l’accaparement des mers ? 

L’idée de ce thème a germé en 2016, après avoir travaillé sur l’impact du carbone dans le monde. Nous avons voulu cette fois explorer le thème de l’océan, et les différentes formes de pollution générées par l’homme. Au départ, nous avons montré l’impact que cela pouvait avoir sur les pêcheurs. Puis, au fur et à mesure de nos recherches, nous avons remarqué que nous étions tous concernés par l’océan, et qu’il fallait le voir comme un bien commun. 

Vous montrez notamment qu’il s’agit d’un sujet global et local... 

C'est une spécificité du collectif Argos. Nous choisissons de traiter les problématiques environnementales à travers un prisme international pour montrer que tout est lié. Le sujet sur la mortalité des dauphins dans le golfe de Gascogne fait par exemple écho à un reportage sur la surpêche au Gabon. Nous sommes également attachés à couvrir ces thématiques en France. Au début des années 2000, quand nous avons abordé la question des réfugiés climatiques dans le monde, nous avons également montré qu’il y avait des exemples sur le territoire français. Pour le projet “Amer”, des journalistes et photographes du collectif ont voulu parler du blanchiment des coraux en Polynésie française, ou encore de la destruction des herbiers de posidonie en Méditerranée. 

L’exposition dresse des constats mais aussi des solutions. Pourquoi ce parti pris ? 

Lorsque nous avions présenté notre travail sur les réfugiés climatiques, il y a maintenant 20 ans, le public nous avait interpellés, notamment à l’occasion de conférences, en nous disant : “Et que fait-on une fois que l’on a pris conscience de tout cela ?”. Nous avons ensuite initié un projet qui est un tour du monde des initiatives écologiques réussies et déjà en action à travers le monde, à l’échelle d’une ville, d’un pays, d’un citoyen. Avec “Amer”, nous combinons ces deux objectifs : alerter et proposer des solutions. En Indonésie, par exemple, le journaliste témoigne des montagnes de plastique sur lesquelles vivent des habitants et habitantes, mais aussi des portraits d’étudiants, et d’associations, qui essayent de lutter contre cette pollution. 

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