Conso

Pour une salle de bains 100 % Zéro déchet, Lamazuna se lance dans les nettoyants visage solides

L'emballage en carton des produits est biodégradable.
©Lamazuna

Nous y sommes : entre les lingettes lavables, l'Oriculi - ce nettoyant auriculaire réutilisable -, le dentifrice et le shampoing solides, ainsi que la brosse à dents rechargeable, notre salle de bains est Zéro déchet. Enfin presque. Il y a toujours ce nettoyant visage emballé dans du plastique... Bientôt de l'histoire ancienne, à en croire la marque engagée Lamazuna, qui propose désormais des nettoyants solides.

Terminé, la poubelle dans la salle de bains. À quoi pourrait-elle bien servir, sans coton-tiges, sans lingettes démaquillantes, sans brosse à dents et plus largement sans flacons à jeter ? La marque Zéro déchet Lamazuna, créée en 2010 et qui vend notamment à ses clients des brosses à dents rechargeables, des lingettes nettoyantes lavables, des Oriculis, des coupes menstruelles et des produits de soin solides (shampoings, dentifrices, déodorants, beurre de cacao, pain de rasage...), se lance en ce début mars dans les nettoyants pour visage solides. Le complément qu'il manquait selon elle pour parvenir à être presque 100 % Zéro déchet dans sa salle de bains.

En finir avec les masques à usage unique

"Pour parvenir à être complètement Zéro déchet dans sa salle de bains, il faut regarder sa poubelle : parmi ce qu'il restait, il y avait les masques pour le visage à usage unique, précise Laëtitia Van de Walle, fondatrice de Lamazuna. C'est de plus en plus à la mode, c'est donc une pollution grandissante et nous avons souhaité proposer une alternative. La première alternative, que l'on propose déjà, est l'éponge de Konjac, mais ce n'est pas du made in France. Nous souhaitions donc aller plus loin en proposant du made in France". 

Une grande part de la population a compris ce qu'était le Zéro déchet, ce qu'était un produit végane, et l'importance du made in France. On n'est plus une marque bizarre !" Laëtitia Van de Walle, fondatrice de Lamazuna

La gamme comprend un nettoyant peau mixte à grasse au pamplemousse, un nettoyant peau sèche à sensible à l’hibiscus et d’un nettoyant pour peau normale au parfum exotique. Tous sont fabriqués dans le sud et sont "naturels, véganes et Zéro déchet", revendique la marque, qui précise que ces nettoyants offrent un contact plus doux qu'une éponge de Konjac. "Ils ont une forme super mignonne de petits nuages et surtout, ils durent très longtemps : on les utilise tous les jours et ça va durer plusieurs mois, indique Laëtitia Van de Walle. Leur emballage est biodégradable et on peut les retrouver en vrac dans notre boutique parisienne. Par ailleurs, cela n'a rien à avoir avec un savon, ce n'est pas du saponifié : c'est une formule qui va plus se rapprocher de celle de nos shampoings. On va avoir un effet doux et régulateur sur la peau."

Comment commencer sa routine Zéro déchet dans sa salle de bains ?

Laëtitia Van de Walle suggère de débuter avec l'Oriculi, puisque les coton-tiges seront interdits dès le 1er janvier 2020, et avec le shampoing solide, facile d'utilisation au quotidien.

Lamazuna estime avoir évité 21 millions de déchets depuis neuf ans grâce à ses produits Zéro déchet, dont notamment plus de 18 millions de cotons jetables, 83 000 flacons de démaquillant, deux millions de tampons hygiéniques et 49 000 bouteilles de shampoing. "Nous avons vraiment vécu un retournement de situation depuis notre création en 2010, remarque la fondatrice. À l'époque, j'expliquais aux gens que nos produits étaient écolonomiques, donc écologiques et économiques, et ça ne leur parlait pas trop. Alors j'insistais sur le côté décalé, coloré, car l'argument écologique ne fonctionnait pas tellement. Depuis, une grande part de la population a compris ce qu'était le Zéro déchet, ce qu'était un produit végane, et l'importance du made in France. On n'est plus une marque bizarre ! La prise de conscience est notamment due à leur volonté de lutter contre le plastique, avec tous les documentaires et les informations sortis là-dessus." 

L'entreprise, dont le siège se situe à Marches, dans la Drôme, vend ses produits en ligne et dans sa boutique physique située dans le 10e arrondissement parisien. Elle compte aujourd’hui 30 salariés et reçoit 60 commandes en moyenne par jour. Elle souhaiterait dans un avenir proche mettre en place un potager en permaculture pour remplacer les tickets restaurant des salariés de la boîte.

En partenariat avec Lamazuna - 31 rue Louis Blanc, Paris 10e