QUESTION DU JOUR

Produits bio : faut-il recycler notre label AB?

©LOIC VENANCE / AFP

Dans un nouveau rapport, le Conseil économique social et environnemental (CESE) suggère d'élargir les garanties du label français AB en prenant en compte une agriculture bio locale et des conditions de commercialisation équitables pour les producteurs. Une façon de s'y retrouver davantage dans les labels alimentaires et d'avoir plus de garanties réunies sur ce que l'on consomme ?    

Selon l'AFP, le rapport présenté mardi 19 juin par le CESE formule plus globalement 18 propositions afin d'améliorer les cinq signes officiels garantis par l'Etat : AB (Agriculture biologique), IGP (Indication géographie protégée), Label Rouge, AOP ou AOC (appellation d'origine protégée/contrôlée), et STG (spécialité traditionnelle garantie).

Concernant le label AB, la proposition du CESE est que celui-ci mette en avant l'agriculture bio de proximité et des conditions de commercialisation équitables pour les producteurs, notamment pour favoriser le bio local à l'heure où beaucoup de produits issus de l'agriculture bio sont importés en France. 

S'y retrouver dans les labels et avoir plus de garanties

Le CESE souhaite avec ces préconisations "renforcer et élargir les promesses" des signes officiels de qualité "face aux attentes de la société, ou encore favoriser et soutenir leur développement". L'objectif est également de renforcer la connaissance de ces signes par les consommateurs. Rappelons que l'Eurofeuille est le label bio européen, et que le label français AB, qui peut compléter l'Eurofeuille, est pour l'heure surtout encore utilisé pour sa notoriété.

D'autres garanties privées viennent s'ajouter à ces labels bio officiels : Bio Cohérence, Nature et Progrès, Demeter... Sans compter les partenaires équitables : Bio Partenaire, Fairtrade/Max Havelaar et Ensemble, Solidaires, entre autres (voir leurs garanties ci-dessous).

 

Le label bio AB devrait-il également garantir le caractère local et équitable de nos produits ?

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