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Moins gaspiller chez soi et au restaurant, c'est possible... mais comment ?

©Lisa Charbonneau/Shutterstock

A l'occasion de la sortie de l'ouvrage "Changer d'ère, l'air de rien. Le guide pratique pour réussir sa transition", signé Valère Corréard, ID vous partage huit extraits issus de ses huit chapitres, pour faire quelques pas vers un quotidien plus durable. 1er extrait : Moins gaspiller.

A la maison et au restaurant, quelques astuces anti-gaspi à connaître et à partager :

-Food tuner, des recettes adaptées à ce que votre frigo a dans le ventre

Parfois, ouvrir la porte de son frigo est un peu déprimant... Parce qu’il est peu rempli ou que ce qu’il contient n’est pas assez inspirant pour finir dans l’assiette. Le site Food tuner vous suggère des recettes à partir des ingrédients que vous avez déjà, sans forcément avoir besoin d’être un as des fourneaux.  

Exemple : vous avez des avocats et des œufs, et si vous faisiez des œufs en coque d’avocats ? Il vous reste du quinoa, des tomates et du fromage râpé ? Vous pourriez préparer des tomates farcies au quinoa. Rien de révolutionnaire, mais le site vous permet de libérer votre potentiel culinaire, vous suggère d’acheter un ingrédient de plus si besoin, met à disposition des recettes, le tout étant participatif.

-Manger moins cher et éviter de gaspiller : c'est possible !

Too good to go est une application qui permet de faire de bonnes affaires par la mise en relation avec des commerçants qui proposent des invendus à prix bradés. Si le réseau est dense, la particularité est que vous ne savez pas exactement à l’avance ce qui sera proposé.

Dans le même registre, l’application Optimiam propose aux commerçants de vendre moins cher plutôt que de gaspiller et vous permet d’acheter sushis, croissants ou sandwiches à prix cassés, juste à temps. Ces produits sont toujours bons, mais leur durée de conservation est réduite : ils ne tiendront pas jusqu’au lendemain... L’application possède un système de géolocalisation répertoriant les commerçants partenaires les plus proches ayant mis leur inventaire et leurs prix à jour. Il ne vous reste plus qu’à choisir.

-Les supermarchés coopératifs, une autre vision de la distribution

A la park slope Food Coop, à New York, pas de clients, mais des coopérateurs et des bénévoles, des prix plus bas que dans la grande distribution, pour des produits de meilleure qualité ; bref, une sorte d’utopie de la distribution. Dans ce supermarché coopératif alimentaire de Brooklyn, fondé en 1973, on fait la queue 40 minutes aux caisses et on doit obligatoirement y travailler 2 heures 45 par mois pour pouvoir y faire ses courses. 17 000 personnes font partie de cette coopérative, qui a dû doubler sa surface de vente pour répondre à la demande.

En France, l’idée fait son chemin avec près de vingt projets en cours sur tout le territoire, dont un faisant of ce d’exemple : La louve, à Paris. Souvent, l’expérience commence par un groupement d’achats en ligne ou dans un point de rencontre, où un enjeu se manifeste rapidement : trouver un local et suf samment de personnes prêtes
à se lancer dans une coopérative XXL.

-Même au restaurant, rester vigilant

  • Bon pour l'estomac, et le climat

Un réseau de restaurateurs s’est réuni au sein de l’association Bon pour le climat pour promouvoir une cuisine "bas carbone". Ici, les chefs de plusieurs centaines de restaurants s’engagent à repenser la place de la viande dans leurs plats, à privilégier des fruits et légumes de saison, les circuits courts... Les membres de l’association ont signé une charte qui les engage à proposer à chaque repas au moins une entrée, un plat et un dessert qui respecte trois critères :

➜ Des produits frais et de saison ;
➜ Des produits locaux, dont le lieu de production ne se situe
pas au-delà d’un rayon de 200 km ;
➜ Le végétal doit être au centre du menu afin de réduire la part
de la viande.

Sur le site de l’association, vous trouverez un calculateur permettant d’évaluer le bilan carbone de votre repas, ainsi que la liste de tous les restaurants ayant signé la charte en France.

  • Le "gourmet bag", le doggy bag à la française 

Quelle que soit la forme que prend le "gourmet bag", le postulat de départ est qu’il n’y a aucune honte à en faire la demande. Non, vous n’êtes pas radin au point de faire la quête au restaurant ! Vous êtes un consommateur responsable et conscient qu’il a pris place à l’endroit où l’on gaspille le plus de nourriture : 125 grammes consommables par repas... Si ce sujet vous intéresse, le gouverne- ment a mis en ligne un site dédié au doggy bag à la française.

"Changer d'ère, l'air de rien. Le guide pratique pour réussir sa transition" aux éditions Rue de l'Echiquier, mai 2018. Par Valère Corréard.

©Couverture "Changer d'ère, l'air de rien" de Valère Corréard