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Les Récupérables : l'upcycling au service de la mode responsable

La collection "Eskale" - printemps-été 2018 des Récupérables est confectionnée à partir de linge de maison.
©Lucie Sassiat/Les Récupérables
La collection "Eskale" - printemps-été 2018 des Récupérables, est confectionnée de linge de maison réutilisé.
©Lucie Sassiat/Les Récupérables
La collection "Eskale" - printemps-été 2018 des Récupérables, est confectionnée de linge de maison réutilisé.
©Lucie Sassiat/Les Récupérables
La collection "Eskale" - printemps-été 2018 des Récupérables, est confectionnée de linge de maison réutilisé.
©Lucie Sassiat/Les Récupérables
La collection "Eskale" - printemps-été 2018 des Récupérables, est confectionnée de linge de maison réutilisé.
©Lucie Sassiat/Les Récupérables
La collection "Eskale" - printemps-été 2018 des Récupérables, est confectionnée de linge de maison réutilisé.
©Lucie Sassiat/Les Récupérables

La marque de mode éthique et responsable Les Récupérables réutilise des chutes de tissus voués à la poubelle pour confectionner ses pièces. Imprimés graphiques et inspirations vintage font l'identité de cette marque parisienne.

À première vue, les vêtements griffés "Les Récupérables" n'ont rien de très différent des autres. Pourtant, nappes, rideaux, draps et autres linges de maison à l'esprit vintage constituent les pièces de mode ultra-tendances de la marque, aux imprimés fleuris et graphiques. À la tête de cette enseigne éthique et responsable, Anaïs Dautais Warmel, une jeune entrepreneure de 30 ans passionnée de mode et sensible à la consommation durable. La créatrice, qui a donné naissance aux Récupérables en 2016, baigne dans la culture de la récup' depuis sa plus tendre enfance. Après avoir appris la couture auprès de sa grand-mère, elle s'est lancé, une fois adulte, à la conquête de l'industrie textile engagée pour une mode responsable.

Un processus de fabrication vertueux

À raison de deux collections par an, la marque confectionne l'ensemble de ses pièces made in France en passant par le réemploi. Les designeuses chinent des chutes de tissus et des fins de rouleaux auprès des partenaires de la marque : Emmaüs, le Relais ou encore la Ressourcerie. "La production de notre 'Kipants' (ndlr : l'un des modèles de la marque) nécessite 300 fois moins d'eau que celle d'un pantalon classique. En termes d'énergie, c'est 17 fois moins", résume la créatrice.

De la sélection des tissus à la confection des vêtements, rien n'est laissé au hasard. Entre Paris et la proche banlieue, les pièces voyagent en voitures électriques. La marque propose aussi à ses clients des conseils personnalisés. Objectif : éviter au maximum les allers-retours à l'atelier, chers en CO2. "On donne des conseils sur mesure, allant de la taille à la coupe des vêtements, en passant par les mensurations, les complexes et les goûts des clients. Résultat : on compte seulement 2 % de retour de produits", indique la fondatrice de l'enseigne.

Insertion professionnelle

Au-delà du cercle de production vertueux mis en place la marque, la marque Les Récupérables s'engage aussi sur le plan social. Pensés et designés par les modélistes, les vêtements sont cousus dans des ateliers d'insertion professionnelle, comme le Concept Insertion de Calais. La fondatrice précise : "l'idée est de créer de l'emploi non-délocalisable, en insertion, pour permettre à des personnes très éloignées de l'emploi de retrouver une activité économie et la dignité qui va avec !". 

Si la prochaine collection des Récupérables est attendue pour le mois de septembre prochain, pour l'heure, Anaïs Dautais Warmel propose des conférences, des ventes secrètes et des ateliers de réparation de vêtements. Le 30 juin prochain, l'atelier "Do it toi-même" vous apprendra à "upcycler" vos vêtements abîmés.

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