Edito

Et si le "Made in France" devenait la norme ?

©Thomas Pajot/Shutterstock

Des produits et vêtements éthiques et écologiques. C’est ce que proposent les boutiques de La Rue du Made in France depuis le 15 mai. Une opération éphémère qui mérite peut-être de faire des petits ?

Dix jours plus tard, le bilan est positif. La Rue du Made in France, qui regroupe huit boutiques éphémères dédiées aux produits fabriqués dans l’Hexagone, a trouvé ses clients. Virginie Millet, l’une des deux porteuses de l’opération, confirme. "On a une très bonne affluence. Les consommateurs ont une vraie préoccupation pour le développement durable, ils sont très sensibles aux marques éco-responsables et aussi à l'aspect social des choses. Nous sommes contents de voir qu'ils nous réservent un si bon accueil".

C’est donc cela que viennent chercher ces clients. Des produits et des vêtements éthiques et écologiques. Des produits et des vêtements en accord avec leurs valeurs, en somme. Le "Made in France" n’est pas l’unique garante de ces critères, certes, mais le label permet de faire un premier tri. A priori, les droits fondamentaux des salariés français sont respectés et leurs conditions de travail acceptables. Ce n’est malheureusement pas le cas partout, comme on a pu le constater lors du drame du Rana Plaza survenu au Bangladesh en 2013. A priori, l’impact environnemental des produits "Made in France" est moindre aussi, puisque les émissions de CO2 liées au transport sont réduites. Sans compter sur le fait que ces marques engagées privilégient souvent des matières éco-responsables.

Pas si facile pourtant – s’agissant des vêtements – de dire non à la fast fashion, tant les enseignes sont présentes et nombreuses dans toutes les grandes villes. Et si la tendance s’inversait et que l’on pouvait aussi trouver les boutiques regroupant des marques françaises à chaque coin de rue ? La Rue du Made in France parisienne est une simple vitrine pour le moment, mais si cela fonctionne bien, ses fondatrices ne seraient pas contre l'idée de pérenniser l’expérience, voire de l’exporter dans d’autres villes françaises. Croisons les doigts pour que ça marche alors, et que l’on puisse trouver des  "Rues du Made in France" dans toutes les villes de l’Hexagone !