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Cueillette de plantes sauvages comestibles, la nouvelle mode ?

Le botaniste Christophe de Hody, du Chemin de la nature, lors d'une des promenades qu'il organise à la découverte des plantes sauvages comestibles.
©Le Chemin de la Nature

La cueillette de plantes sauvages comestibles se répand. Livres, promenades, formations se multiplient, qui visent à ouvrir nos yeux sur l’abondance végétale. Apprendre à la consommer, c’est faire un pas vers l’autonomie alimentaire.

La saison de l’ail des ours bat son plein. Avec ses grandes feuilles qui tapissent le sol des sous-bois, on cuisine du pesto ou des omelettes. Partout — dans les forêts, sur les bords des chemins ou même les friches des villes — poussent une profusion de plantes sauvages comestibles et ce, quelle que soit l’époque de l’année : orties, plantain, pissenlits, fleurs d’acacias ou lierre terrestre… Nous sommes de plus en plus nombreux à en redécouvrir la diversité et l’abondance. Balades, livres et formations se multiplient. En explorant ainsi notre instinct de cueilleur, on découvre un généreux supermarché à ciel ouvert, avec des saveurs inédites et des végétaux bourrés à craquer de nutriments.

Ne cueillir que les espèces que l’on identifie

La règle d’or des cueilleurs ? Consommer uniquement les plantes qu’on a identifiées de manière certaine et dans le doute s’abstenir de les ramasser. Pour apprendre à éviter les espèces toxiques et reconnaître les délices de la nature, on peut s’appuyer sur des livres. Ceux de François Couplan, par exemple, sont une référence. L’ethnobotaniste parcourt le monde depuis 40 ans pour étudier les plantes sauvages comestibles. Il transmet aussi ses connaissances lors de stages et ateliers en Suisse, en Bretagne, dans les Alpes de Haute Provence ou parfois même dans les bois autour de Paris.

Se promener en compagnie d’un expert pour remplir son panier est une formule qui se propage. L’association Nature et Complicités vous entraine par exemple sur les chemins du département de l’Aube. Avec Bleuet Sauvage, on explore l’Ouest vosgien. Avec l’Eveil Sauvage, on déniche les trésors végétaux de la baie de Somme et la Picardie…

Même en ville !

Et la pratique n’est pas réservée aux campagnards. Les citadins, eux aussi, peuvent ouvrir les yeux sur la diversité comestible de leurs parcs et de tous les recoins où le sauvage reprend ses droits. Christophe de Hody, naturopathe et botaniste, arpente les espaces verts de Paris et des bois environnants pour dénicher une variété impressionnante de plantes comestibles. Comptez-en une centaine, par exemple, au parc des Buttes Chaumont, en plein cœur de la capitale. On peut profiter de son expertise lors de balades, ou en regardant les vidéos qu’il réalise sur les fleurs comestibles (mauve, hibiscus ou lavatère), la différence entre le cerfeuil des bois et le cerfeuil des fous ou sur la moutarde sauvage, ce délicieux légume vert. Et pour solidifier ses connaissances, on peut s’inscrire à la nouvelle formation en ligne que le jeune sorcier du 21ème siècle vient de créer. "La formation que j’aurais rêvé de trouver quand j’ai débuté !", confie-t-il.

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