Abonnez-vous

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité.

idées pratiques

Cinq gestes pour faire des économies de papier

Même si le recyclage de papier est aujourd'hui développé en France, du gaspillage de cette matière précieuse subsiste.
©Steve Johnson/Pixabay

Ressource précieuse mais souvent gaspillée, le papier n’est pas toujours utilisé à sa juste valeur. Pourtant, certains gestes simples permettent de le consommer mieux et moins.

Issu de la transformation de végétaux, le papier est une matière dont la production industrielle pèse lourd sur l’environnement. En effet, cette dernière serait responsable de près de 20% de la déforestation mondiale selon l’ADEME ; de plus, elle est très gourmande en eau, en produits chimiques, et en énergies fossiles. Et cette matière est partout, son utilisation restant très ancrée dans les habitudes malgré la numérisation croissante des supports. Toujours d’après l’ADEME, chaque français consommerait en moyenne 167 kg de papier par an, et près de la moitié de cette consommation se ferait dans le cadre professionnel. Voici quelques pistes pour tenter de corriger ce qui peut être de l’ordre du gaspillage.

Imprimer moins et mieux

En imprimant recto/verso dès que c’est possible, on divise par deux la quantité de papier utilisée, ce qui n’est pas négligeable à long terme. L’acquisition de ce réflexe est rarement automatique, mais il n’est pas trop tard pour rattraper ses mauvaises pratiques passées : les paquets de feuilles imprimées d’un seul côté qui n’ont pas été jetées et trônent sur le bureau peuvent encore faire office de feuilles de brouillon, pour écrire à la main ou bien imprimer sur le côté vierge.

Une grande partie du gaspillage de papier tient aussi à une utilisation injustifiée. L’impression n’est par exemple pas nécessaire pour des documents consultables à l’écran, qui ne nécessitent pas d’annotation à la main ou d’envoi par la poste. À ce titre, les services administratifs tels que les déclarations d’impôts ou le suivi des diverses factures (eau, électricité, téléphone, etc) sont aujourd’hui très largement dématérialisés. Enfin, même remarque ici que dans le point précédent, on pourra utiliser les pages imprimées d’un seul côté qui ne servent plus comme feuilles de brouillon.

Adopter les bons formats

Lors de l’impression, nos besoins en taille de texte ou d’image pour un bon confort de lecture sont souvent surestimés. En effet, suivant les utilisations, une police 11 voire 10 est dans, bien des cas, amplement suffisante. De même, certaines orientations de pages se prêtent plus à certaines pratiques qu’à d’autres. Pour scanner un livre au format poche par exemple, on préfèrera placer une double page sur un document horizontal plutôt qu’une seule page sur un document vertical. Il ne faut pas non plus hésiter à jouer avec les marges et les interlignes : à moyenne ou grande échelle, ces outils peuvent contribuer à tirer meilleur profit des formats utilisés.

Bien choisir son papier

La filière écoresponsable du papier est aujourd’hui bien développée, et articulée autour de deux axes : la filière de recyclage et celle de gestion durable des exploitations forestières. On estime que la fabrication du papier recyclé demande 7 fois moins d’énergie et 20 fois moins d’eau que celle du papier standard, c’est donc la solution à privilégier. Comme pour de nombreux produits, on aura intérêt à se référer aux labels et certifications pour éclairer sa décision d’achat. Le label Blauer Angel est un des plus réputés et exigeants, avec 100% de fibres recyclées et un engagement fort sur l’absence de produits chimiques dans le traitement du papier. Le label Forest Stewardship Council (FSC) se décline quant à lui en sous-catégories garantissant le recyclage ou bien la provenance et la gestion durable des forêts, tout comme le PEFC, qui se décline en « PEFC Recyclé » et « Certifié PEFC ».

Penser au recyclage

La France recyclait en 2019 près de 60% de son papier. C’est une performance honorable mais qui devrait pouvoir être améliorée, tant l’économie circulaire constitue une clé pour diminuer la production à la source et l’utilisation de matières premières. Qui plus est, difficile de faire fausse route au moment de s’en débarrasser : sont destinés à la poubelle jaune la très grande majorité du papier du quotidien, des enveloppes aux livres en passant par les journaux ou encore les prospectus. Seuls les essuie-tout et mouchoirs, ou encore les confettis et le papier déchiqueté trop finement ne gagneront pas à être jetés avec les autres, leur traitement dans le processus de recyclage étant plus difficile.

Le réflexe "Stop pub"

Même en s’attachant à surveiller de près sa propre une consommation de papier, du gaspillage peut subsister à notre insu. D’après l’UFC-Que Choisir, grâce à ce simple autocollant, on peut diminuer de près de 83% le volume des prospectus et autres dépliants reçus dans sa boite aux lettres et ainsi économiser jusqu’à 55 kg de papier par an.

VIDÉO SUR LE MÊME SUJET

Vous avez apprécié cette information ? Abonnez-vous à notre newsletter en cliquant ici !

Pour aller plus loin et agir à votre échelle, découvrez notre guide pratique « Se mettre (vraiment) au zéro déchet : mode d’emploi ».

Au sommaire :  tout pour comprendre ce que contiennent réellement nos poubelles et comment les réduire.


Pour en savoir plus et commander votre guide, c’est par ici.

#TousActeurs

A lire aussi
Poster un commentaire
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.
Déjà membre ? Je me connecte.
Je ne suis pas encore membre, Je crée mon compte.