Toutes les dates ne se valent pas. Sur les emballages alimentaires, il existe deux types d’indications qui répondent à des logiques distinctes.
La date limite de consommation, reconnaissable à la mention « À consommer jusqu’au… », concerne les produits frais et sensibles comme la viande, le poisson, les plats préparés réfrigérés ou certains produits traiteur. Une fois cette date dépassée, le produit ne doit pas être consommé. Le risque est sanitaire : la prolifération de bactéries n’est pas toujours visible ni détectable à l’odeur.
À l’inverse, la date de durabilité minimale, indiquée par la mention « À consommer de préférence avant… », n’est pas une date de danger. Elle signale simplement qu’au-delà, le produit peut perdre un peu de ses qualités gustatives ou nutritionnelles. Cela concerne la majorité des produits du quotidien : pâtes, riz, conserves, biscuits, café, chocolat ou épices. Dans ces cas-là, un produit bien conservé reste consommable longtemps après la date indiquée.
Ce que l’on peut réellement consommer après la date
De nombreux aliments secs ou peu sensibles peuvent être consommés plusieurs mois, voire plusieurs années après leur date de durabilité minimale, à condition que l’emballage soit intact et qu’ils aient été stockés dans de bonnes conditions. C’est le cas des produits d’épicerie sèche, des conserves non abîmées ou encore du café et du thé.
D’autres produits demandent simplement un peu d’attention. Les yaourts, par exemple, sont souvent consommables plusieurs semaines après la date, tout comme les fromages à pâte dure ou les biscuits. Dans ces situations, les sens sont de bons alliés : on observe l’aspect, on sent, et l’on goûte une très petite quantité en cas de doute.
En revanche, certains aliments ne doivent jamais être consommés après la date limite de consommation, même s’ils semblent encore corrects. C’est le cas des viandes et poissons crus, des plats préparés réfrigérés ou des produits traiteur frais. Ici, la prudence s’impose.
Le bon réflexe avant de jeter
Avant de décider de jeter un aliment dont la date est dépassée, quelques questions simples permettent d’y voir plus clair. L’emballage est-il intact ? L’odeur est-elle normale ? L’aspect a-t-il changé, avec par exemple un gonflement, une moisissure ou un liquide inhabituel ? En présence du moindre doute, mieux vaut s’abstenir. Mais lorsqu’il s’agit d’une date de durabilité minimale et que le produit ne présente aucun signe suspect, il peut être consommé sans risque.
Un enjeu de gaspillage alimentaire
En France, chaque personne jette en moyenne près de 30 kilos de nourriture par an. Une part importante de ce gaspillage est liée à une mauvaise compréhension des dates de péremption. Mieux les connaître permet non seulement de réduire les déchets, mais aussi de faire des économies et de consommer de manière plus responsable, sans bouleverser ses habitudes.
Comprendre ce que disent vraiment les dates inscrites sur les emballages, c’est finalement se donner les moyens de faire des choix plus éclairés, à la fois pour sa santé, son budget et l’environnement.