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Vie quotidienne

Écologie : quels sont les pouvoirs des maires pour agir sur la transition écologique ?

Pollution de l’air, circulation automobile, végétalisation, gestion des déchets ou rénovation énergétique… Les maires disposent de nombreux leviers pour agir concrètement en faveur de l’environnement. À l’échelle locale, leurs décisions peuvent avoir un impact direct sur le quotidien des habitants et sur la transition écologique. À la veille des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, voici les principaux pouvoirs dont disposent les maires pour agir pour l’écologie dans leur commune.

Agir sur la circulation et la pollution de l’air

Les maires peuvent prendre des mesures pour encadrer la circulation automobile et réduire la pollution de l’air. Ils peuvent notamment :

- instaurer des zones piétonnes

- créer des pistes cyclables

- limiter la vitesse de circulation

- restreindre l’accès de certains véhicules dans certaines zones.

Dans les grandes agglomérations, certaines décisions sont aussi prises à l’échelle intercommunale, mais les communes restent des acteurs clés de ces politiques de mobilité.

Végétaliser la ville et protéger les espaces naturels

Les municipalités peuvent également agir pour développer les espaces verts et lutter contre les îlots de chaleur en ville. Elles peuvent par exemple :

- planter des arbres dans l’espace public

- créer de nouveaux parcs et jardins

- préserver des zones naturelles dans les plans d’urbanisme

- encourager la végétalisation des rues et des bâtiments.

Ces politiques de végétalisation sont devenues un enjeu majeur face au réchauffement climatique.

Orienter l’urbanisme et les constructions

Grâce au plan local d’urbanisme (PLU), les communes peuvent encadrer les constructions et orienter l’aménagement du territoire.

Le PLU permet par exemple de :

- limiter l’étalement urbain

- protéger des zones agricoles ou naturelles

- favoriser des bâtiments plus économes en énergie

- encourager la densification dans certains quartiers.

Ces choix influencent fortement l’empreinte environnementale d’une ville sur le long terme.

Rénover les bâtiments publics

Les collectivités possèdent de nombreux bâtiments : écoles, gymnases, mairies, bibliothèques… Les maires peuvent décider de lancer des programmes de rénovation énergétique pour réduire la consommation d’énergie.

Ces travaux permettent à la fois de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et de réduire les dépenses énergétiques des collectivités.

Améliorer la gestion des déchets

Les communes ou intercommunalités jouent également un rôle important dans la gestion des déchets. Elles peuvent :

- développer le tri sélectif

- mettre en place le compostage

- réduire les déchets dans les cantines

- soutenir les initiatives de réemploi ou de réparation.

Certaines villes expérimentent aussi des dispositifs pour limiter les déchets plastiques.

Soutenir les mobilités alternatives

Enfin, les municipalités peuvent encourager les modes de déplacement moins polluants en développant :

- les transports en commun

- les pistes cyclables

- les services de vélos ou voitures partagés

- les zones à faibles émissions dans certaines villes.

Ces politiques locales peuvent jouer un rôle important pour réduire les émissions liées aux transports.

Des décisions locales qui comptent pour le climat

Si les politiques climatiques se décident souvent à l’échelle nationale ou européenne, les collectivités locales jouent un rôle central dans leur mise en œuvre. Les choix des maires et des équipes municipales influencent directement l’aménagement des villes, les modes de déplacement ou encore la gestion des ressources.

Autant de décisions qui peuvent contribuer, à l’échelle locale, à accélérer la transition écologique.