L'ADEME confirme le développement de l'autopartage en France. Dans la cinquième édition de son Enquête Nationale Autopartage réalisée par le bureau de recherche 6t, l'agence estime jusqu'à 4 millions d'usagers potentiels dans l'Hexagone. "L'autopartage a franchi un seuil : il n'est plus un sujet de niche, mais une solution de mobilité désormais envisagée par des millions des Français", explique Nicolas Louvet, directeur de 6t. Parmi les usagers des services en boucle, jusqu'à 60 % se sont séparés d'un véhicule, selon l'agence.
L'autopartage répond ainsi principalement à des besoins ponctuels, comme les déplacements professionnels, les courses volumineuses ou les sorties difficilement accessibles en transports en commun. Selon l'étude, un véhicule en autopartage remplace entre 5 et 7 voitures individuelles, évite jusqu'à 48 000 kilomètres parcourus par an et libère jusqu'à 1,9 place de stationnement en voirie. Ces résultats traduisent un potentiel important de réduction du trafic automobile et de l’occupation de l’espace public dans les centres urbains.
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À l’échelle nationale, l'impact environnemental de l'autopartage demeure limité aujourd'hui. Le nombre de voitures à disposition et d'utilisateurs actifs reste faible, mais se démocratise progressivement. L'étude montre qu'il se développe prioritairement dans les territoires où existent déjà des alternatives crédibles à la voiture (vélo, transports en commun, etc.). Reste à savoir si la pratique se développera dans les villes moyennes et les territoires ruraux.