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Techno/Médias

RSF publie des photos d’arbres pour défendre le journalisme vert

Photo issue de l'album RSF "100 photos d'arbres pour la liberté de la presse". Prise par Lam Duc Hien au Kurdistan.
© Lam Duc Hien/Agence VU

Pour célébrer les trente ans de son album "100 photos pour la liberté de la presse" l’ONG Reporters Sans Frontières, qui défend les droits des journalistes à travers le monde, s’engage aussi en faveur de l’environnement à travers une exposition dédiée.

Défendre le journalisme environnemental, l'ONG Reporters Sans Frontières en fait sa priorité à travers un album et une exposition dédiés au sujet. Du 1er juin au 30 septembre 2022, RSF qui lutte pour la liberté de la presse à travers le monde, s’associe au Festival de Photo la Gacilly (Morbihan) pour présenter l’exposition "Trees". Faisant suite à la publication de son livre "100 photos d’arbres pour la liberté de la presse", ces images doivent permettre d’alerter le public sur les désastres environnementaux et les exactions subies par les journalistes qui enquêtent sur le sujet.

Une exposition pour défendre le journalisme vert

Si l’album doit permettre de lever des fonds pour financer les actions de RSF en faveur de la liberté de la presse, "l'exposition en partenariat avec le Festival photo la Gacilly essaye de s’adresser au plus grand nombre" indique Perrine Daubas, rédactrice en chef de l’album. Steve McCurry, Yann Arthus-Bertrand ou Salgado, l'évènement présente un panorama de photos d’arbres prises par "les plus grands noms mais aussi par des artistes moins connus mais qui ont une approche intéressante". L’arbre est ici mis à l’honneur comme symbole des questions environnementales sur lesquelles "de nombreux journalistes ont le mérite d’enquêter et sont parfois empêchés", précise la rédactrice en chef.

Les risques du journalisme environnemental

"Nous travaillons aussi sur la liberté dont bénéficient les journalistes qui enquêtent sur des drames environnementaux", affirme Perrine Daubas. Selon un rapport publié par l’ONG en 2020,  près de 30 journalistes ont été emprisonnés depuis 2010 pour leurs articles sur le sujet. Certains ont ainsi fait les frais de poursuites judiciaires basées sur la législation concernant la diffamation tandis que d'autres sont emprisonnés sous de faux prétextes. Solijon Abdourakhmanov, journaliste ouzbek, avait passé neuf ans derrière les barreaux avant d'être libéré en 2017. Accusé de trafic de drogue, le journaliste avait été condamné en réalité pour ses articles sur le droit des agriculteurs et les éleveurs et sur des questions écologiques dans la mer d’Aral. Dans la majorité des cas (66% ), les zones concernées sont concentrées en Asie du Sud et en Amérique latine. Cependant, il existe aussi des atteintes à la liberté de la presse en France. Le journaliste de Reporterre, Alexandre Reza-Kokabi avait ainsi été maintenu en garde à vue près de 10 heures lors de la couverture des actions d’Extinction Rebellion à Orly en 2020. Le rapport révèle aussi que 21 journalistes ont été assassinés depuis une dizaine d'années. A cette liste s'ajoute le nom du journaliste britannique Dom Philips, tué en juin avec son guide alors qu'ils enquêtaient au Brésil sur les menaces pesant sur l'environnement et les peuples indigènes.

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