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Pl@ntNet : le "Shazam" des végétaux qui contribue à leur conservation

Mise en situation de l'application Pl@ntNet
©ChoeGlad pour Pl@ntNet Licence CC-BY-SA

À la question souvent laissée sans réponse : "Quel est cet arbre ? ", une nouvelle application se propose d'être la réponse. Avec 20 000 espèces répertoriées, plantes, arbres et cactus vous seront facilement identifiables. Il suffit de prendre une photo !

Appliquées aux végétaux, les applications reprenant le principe de l’application de musique "Shazam" existent entre autres en Allemagne et aux États-Unis. Pl@ntNet se distingue déjà parce qu’elle est le fruit d’une initiative 100 % française. L'application, lancée en 2013, se déploie depuis à travers le monde (Europe de l’Ouest, Afrique du Nord, île de La Réunion et Guyane française) : elle vient aujourd'hui de voir le jour en Amérique centrale. 

Comment fonctionne-t-elle ? Lorsque l'on prend une photo pour identifier une plante, cette dernière est étudiée et géolocalisée. Son emplacement est retenu et il contribue à construire une carte des végétaux dans le monde entier. Cette cartographie s'inscrit dans un projet plus large de conservation de la flore.

Une photo, deux usages

Le fonctionnement est simple : pour identifier un végétal, il suffit de le prendre en photo en se concentrant sur ses organes facilement reconnaissables. Feuilles, épines, fruits ou fleurs doivent être au centre des photos, les éléments inutiles ou n'appartenant pas au sujet ne doivent pas apparaître. L’application identifie et compare alors facilement les caractéristiques de la plante à sa base de données botaniques.

Cette dernière est enrichie par chacune des contributions qui lui est apportée. L’observation est révisée et étudiée par des scientifiques autour du monde. Si le végétal photographié fait partie de la base de données existante, elle sera utilisée pour illustrer l’espèce dans la galerie de l’application. Sinon, la photo de l’utilisateur permettra d'enrichir la bibliothèque de références botaniques. En 2017, 13 000 espèces de plantes sauvages et quelques espèces ornementales ou cultivées à travers le monde étaient recensées. Aujourd’hui, ce sont 20 000 espèces qui composent la banque d’image de l'application, ce grâce à la collaboration de ses millions d’utilisateurs.

La science participative dans son smartphone

Pl@ntNet est donc une appli mais aussi un "projet de recherche en science participative" développé par plusieurs acteurs : le Cirad (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement), l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique), l’Inria (Institut national de recherche dédié aux sciences du numérique) pour n’en citer que trois. Par la suite, l’initiative Floris'tic, qui elle-même promeut la culture scientifique, technique et industrielle des sciences du végétal, a permis à l’application de voir le jour en 2013. C'est un Programme d’Investissement d’Avenir qui l'a financée. 

Suivre l'évolution des végétaux à travers le monde

Ce projet de science participative de grande ampleur couvre 16 zones géographiques : il a pour vocation de mieux comprendre l’évolution de la biodiversité végétale et de mieux la préserver en inventoriant les plantes sauvages : celles qui poussent en pleine nature, sur les trottoirs ou encore dans le potager. Les botanistes, chercheurs et ingénieurs qui prennent part au projet peuvent aujourd’hui se réjouir d’une belle récolte d’images qui leur permettra, à terme, de mener à bien le projet de conservation. Le tout en offrant aux utilisateurs des résultats plus précis dans l’identification des espèces botaniques qu’ils croisent au gré de leurs promenades.

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