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INFO PARTENAIRE

Le premier label numérique responsable français

© Pixabay

Levier de transformation économique et sociale, le numérique peut également être un outil essentiel à la transition écologique, par exemple pour réduire la consommation d’énergie dans bien des domaines. Mais comment faire preuve de sobriété dans un secteur aux nombreux effets “rebonds” ?

Selon le dernier rapport conjoint de l’ADEME et de l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse), le numérique représentait 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2019, un chiffre qui pourrait doubler à l’horizon 2025.

Pour limiter les risques pour la planète, de nombreuses associations et entreprises se battent pour faire connaître les enjeux du numérique vert, inclusif et éthique à travers le terme de “sobriété numérique”. D’autres vont encore plus loin, comme l'Agence Lucie qui développe différentes solutions pour permettre à toutes les organisations de devenir plus engagées, avec notamment la création d’un label Numérique responsable, en partenariat avec l’Institut du Numérique Responsable (INR). 

Le numérique responsable, qu’est-ce que c’est ? 

La révolution digitale bouleverse nos sociétés, nos modes de vie, de production et de consommation. Si le numérique encourage de nouvelles pratiques et offre des solutions innovantes, les défis environnementaux qui accompagnent ces nouveaux usages restent nombreux. A commencer par le grand nombre d’appareils connectés que nous possédons :  les équipements utilisateurs constituent la principale source d’impacts environnementaux (59% à 84% du total des impacts selon l’indicateur environnemental observé, d’après green-it.fr). 

“Le numérique n’est ni bon ni mauvais, c’est un outil qui peut être bien ou mal utilisé avec un impact qui n’est pas du tout immatériel, contrairement à l’imaginaire collectif”, précise Alan Fustec, Président de l’Agence LUCIE

Au-delà de l’impact environnemental, les conséquences sociales du numérique sont aussi dramatiques entre conditions de travail difficiles dans les mines, retraitement des Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) en Afrique, fracture et accessibilité au numérique, sans oublier la gestion des données et des libertés . "Il ne s’agit pas que de réduire des impacts mais aussi d’entrer, résolument, dans une démarche de création de valeurs durables et innovantes, pour réussir l’e-inclusion de tous", complète Jean-Christophe Chaussat, Président cofondateur de l’INR.

Ainsi, notre empreinte numérique compterait alors pour beaucoup dans l’idée d’un mode de vie plus sobre. Comment s'y prendre pour la réduire ? De nombreuses organisations agissent déjà, via notamment la mise en place d’une démarche labellisée de réduction de l’empreinte environnementale, sociale et économique de leur système d’information. 

Le label numérique responsable : une exception française

Lancé en 2019, le label numérique responsable a su fédérer les acteurs du sujet (l’Institut du Numérique Responsable, France IT et l’Agence LUCIE) autour d’un référentiel soutenu par l’ADEME, les pouvoirs publics et le WWF. Il s’inscrit dans la continuité des cinq propositions du Livre Blanc Numérique et Environnement que la secrétaire d’État à la Transition Écologique et Solidaire Brune Poirson s’était engagée à mettre en œuvre en 2018. 

Depuis, le label a évolué et intègre maintenant deux niveaux d’expertise pour une trentaine d’organisations labellisées. “Nous sommes entrés dans la démarche en 2021. Nous avons commencé par une phase de préparation avec une formation de cinq jours sur la RSE et sur le Numérique Responsable avec le centre de formation Lucie”, raconte Alexane Louvel, associée de l’agence de communication Madison.

“Nous sommes ensuite passées à l’étape d’auto-évaluation en passant en revue les différents critères du référentiel NR puis nous avons été audités par le Bureau Veritas pour vérifier la cohérence et la mise en place de ces différents principes d’action au sein de l’agence.” Enfin, il est demandé aux organisations de rédiger leurs engagements de progrès et de réaliser un plan d’actions, le label étant basé sur une démarche d’amélioration continue.“ C’est une démarche qui prend du temps. Mon conseil : désigner un référent Numérique Responsable en interne pour porter le projet. Il y a un certain travail à faire pour regrouper les informations et justificatifs nécessaires pour répondre au référentiel. C’est nécessaire et bénéfique à plusieurs niveaux.” conclut-elle. 

Un outil aux services des entreprises qui souhaitent se transformer digitalement 

Le label Numérique Responsable est accessible à tout type d’organisations (entreprises, associations, administrations, collectivités…), quels que soient leur taille et leur secteur d’activité. "Notre objectif est de faire converger transformation numérique et transition écologique", explique Vincent Courboulay, pilote du label au sein de l’INR. 

Le label fournit les outils pour construire un plan d’action visant à réduire progressivement l’impact du numérique à l’échelle d’une organisation, en s’appuyant sur une méthodologie qui constituera demain un élément essentiel à la démarche de responsabilité sociétale de l’ensemble d’entre elles. Parmi les engagements concrets : “Transmettre nos compétences en matière de numérique responsable via des formations dédiées aux étudiants, professionnels et acteurs publics et recourir à la conception responsable intégrant l’écoconception et l'accessibilité numérique lors de la réalisation d’applications Web et Mobiles, notre cœur de métier”, précise Sébastien Chaslin, dirigeant de Spécinov, agence labellisée niveau 2 (le plus exigeant).

Ainsi, les salariés sont formés aux bonnes pratiques en suivant une feuille de route établie tandis que des actions de sensibilisation sont menées en externe sous diverses formes. L’agence de communication Madison a par exemple créé un podcast dédié au numérique responsable : l’Onde Green. 

“Avec ce dispositif, la France se positionne comme pionnière dans  le monde en matière de numérique responsable dans la continuité de la loi REEN du 15 novembre 2021 visant à réduire l'empreinte environnementale du numérique dans l’Hexagone”, conclut Alan Fustec. Les prochaines étapes : la promotion du numérique responsable et du label à l’international et notamment en Europe. 

En partenariat avec Agence LUCIE.