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A Grigny, des petits-déjeuners gratuits dans toutes les écoles maternelles

Le nombre d'établissements dépassant les seuils légaux de dioxyde d'azote (NO2) a été divisé par plus de trois.
©sylv1rob1/Shutterstock

Un fruit, un produit laitier et une biscotte : les élèves scolarisés en école maternelle à Grigny (Essonne), considérée comme une des communes les plus pauvres de France, bénéficient depuis ce lundi d'un petit-déjeuner gratuit tous les jours, a annoncé le maire Philippe Rio.

A l'école maternelle de la Petite Sirène, en plein coeur de Grigny 2, l'une des plus grandes copropriétés d'Europe avec ses 5 000 logements, les dizaines d'enfants entourés d'Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) ont pu manger lundi 13 septembre une banane, une biscotte et un produit laitier.

Expérimentée depuis trois ans, l'initiative a été progressivement étendue à toutes les maternelles de la ville (30 km au sud de Paris).

"Il s'agit de faire baisser les inégalités alimentaires car elles conduisent à des inégalités dans les apprentissages", indique Karine Pucelle-Gastal, inspectrice de l'Education nationale sur la circonscription de Grigny, territoire prioritaire.

Selon elle, "le petit-déjeuner est un temps pédagogique pour les enfants, on peut discuter des couleurs et des goûts, c'est un enrichissement pour l'enfant".

Une mesure issue du plan pauvreté du gouvernement

"Notre objectif est d'étendre cette aide à toutes les écoles élémentaires de Grigny", soit 2 600 élèves, dit Philippe Rio, le maire communiste de la ville d'environ 30 000 habitants, classée comme la plus pauvre de France métropolitaine selon le rapport 2020-2021 de l'Observatoire des inégalités.

A Grigny, qui compte 15 écoles maternelles et 82 classes, cette mesure qui s'inscrit dans le plan pauvreté du gouvernement annoncé en 2018, concernera près de 1 800 enfants.

En mars, le gouvernement avait annoncé son intention de redéployer les petits-déjeuners gratuits, une mesure initiée il y a deux ans mais freinée par la crise sanitaire du Covid-19.

Initialement prévue pour les "territoires prioritaires", la mesure devrait s'élargir à de nouvelles écoles sur la base de critères supplémentaires.

En 2019-2020, quelque 153 000 élèves en ont bénéficié, deux à trois jours par semaine en moyenne, selon les ministères de la Santé et de l'Education nationale.

Avec AFP.

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