Santé

Une étude suggère un lien entre une puberté plus précoce et des molécules utilisées en cosmétique

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Selon une étude californienne publiée mardi 4 décembre dans la revue "Human Reproduction", l'apparition d'une puberté plus précoce chez les filles pourrait être associée à leur exposition in utero à certaines substances suspectées d'être des perturbateurs endocriniens et utilisées dans des cosmétiques.   

Cette étude, reprise par Le Monde, visait à répondre à la question suivante : l'exposition in utero ou pré-pubertaire aux phtalates, aux parabènes et aux phénols dans les produits de soin peut-elle être associée avec la diminution de l'âge de la puberté chez les garçons et les filles ? Réponse : cela pourrait impliquer une puberté plus précoce chez les filles (règles qui apparaissent plus tôt, seins qui se développent plus rapidement...), tandis que cela ne serait pas suffisamment démontré chez les garçons. 

Le Monde précise que les associations les plus marquées ont été retrouvées avec le phthalate de monoéthyle (MEP), "principalement le produit de la dégradation d’un phtalate souvent utilisé dans les produits parfumés, les plastiques souples", etc ; le triclosan, "un antimicrobien et antifongique présent dans certains savons, détergents ou dentifrices"; et le 2,4-dichlorophénol, un "produit de dégradation du second".

Plus de 300 enfants, garçons et filles, ont été suivis depuis le début des années 2000 dans le cadre de cette étude, et ce dès la grossesse de leur mère. Des tests d'urine ont notamment été effectués pour examiner la présence de phtalates, de parabènes et de phénols, présents à des taux variables selon l'utilisation de parfum, de dentifrice, de rouge à lèvres... On retrouve les résultats de cette recherche ici.