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Santé

Île-de-France : malgré les confinements, un air toujours trop pollué en 2020

Selon Airparif, les émissions ont chuté d'environ 20 % en Ile-de-France contre une baisse de 70 % en mars 2020.
©Davit Khutsishvili/shutterstock

Les confinements ont permis de limiter la pollution de l'air mais malgré tout, des millions de Franciliens ont été exposés en 2020, pour certains polluants, à des niveaux supérieurs aux recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé, selon un rapport d'Airparif publié jeudi.  

L'année 2020 a en particulier vu une "baisse conséquente" de la pollution au dioxyde d'azote (NO2), par exemple de - 30 % par rapport à 2019 à Paris et de - 20 % en petite couronne. Une grande partie peut être attribuée à la mise en place de mesures contre l'épidémie de Covid-19 (baisse de la circulation, fonctionnement réduit de sites industriels), et le reste aux mesures de long terme de lutte contre la pollution et aux conditions météos favorables, indique dans un communiqué l'organisme de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France. Grâce à cette diminution, moins de 1 % de la population francilienne (moins de 100 000 habitants, contre 500 000 en 2019), située au coeur de l'agglomération, a été exposée à des niveaux de NO2 dépassant la limite règlementaire française de 40µg/m3 en moyenne annuelle, identique pour ce polluant aux recommandations de l'OMS.

En revanche, les particules PM10 et particules fines PM2,5, dont les émissions sont moins directement liées au trafic routier mais dues également au chauffage au bois, ont seulement légèrement baissé en 2020. Les limites règlementaires françaises sont respectées, mais ce n'est pas le cas pour les seuils recommandés par l'OMS, plus stricts. Pour les PM2,5, la recommandation journalière de l'OMS est dépassée sur la quasi-totalité de l'Ile-de-France en 2020 (95% de la population), et pour un Francilien sur deux pour les PM10, selon Airparif.

Quant à l'ozone, les niveaux de pollution ont augmenté en 2020 dans la région parisienne, en continuité avec les années précédentes. Pour ce polluant secondaire associé aux pics de chaleur, les recommandations de l'OMS (100µg/m3 sur 8 heures) et le seuil règlementaire (120µg/m3) sont "toujours largement dépassés en tout point de la région". L'été 2020 n'ayant pas été concerné par le confinement, l'impact des restrictions sur la pollution à l'ozone n'a pas pu être évalué.

Avec AFP. 

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