Santé

Décès prématurés causés par la pollution de l’air : les alertes de l’OMS et de l’agence européenne pour l’environnement

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600 000 enfants seraient décédés dans le monde en raison de la pollution de l'air, alerte l'OMS dans un rapport publié lundi 29 octobre. Même constat au niveau européen, l’agence européenne pour l’environnement (AEE) faisant état de 422 000 décès prématurés en Europe en 2015, dans un document du même jour.

A la veille de l’ouverture de la première conférence mondiale sur la pollution de l’air organisée à Genève, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte. Dans un rapport publié ce lundi 29 octobre, l’institution insiste sur la "particulière vulnérabilité des enfants aux effets délétères de la pollution de l’air". Le document fait ainsi état de 600 000 enfants décédés d’infections respiratoires dues à la qualité de l’air.

Au niveau européen, la pollution de l’air – en particulier la concentration en particules PM2,5 - a été responsable de 422 000 décès prématurés en 2015, dont 391 000 dans les 28 pays membres de l’Union Européenne, peut-on lire dans le rapport de l’agence européenne pour l’environnement (AEE), publié le même jour. Les causes principales des émissions nocives (comprenant particules, dioxyde d’azote ou ozone troposphérique) : les transports, l’agriculture et la production et la consommation d’énergie par l’industrie et les ménages entre autres. "En ce qui concerne la pollution atmosphérique, les émissions issues du transport routier sont généralement plus nocives que celles provenant d’autres sources, car elles se produisent au niveau du sol et le plus souvent en ville, à proximité de la population", a précisé Hans Bruyninckx, le directeur exécutif de l’AEE, appelant à de plus gros efforts de l’Europe pour réduire cette pollution.

Lentes améliorations

Un chiffre toutefois en baisse depuis une vingtaine d’années, les morts prématurées ayant diminué de plus de 50 % depuis 1990. Même constat au niveau de la France, où les chiffres publiés vendredi 26 octobre 2018 par le ministère de la Transition écologique et solidaire font état d’une "amélioration globale de la qualité de l’air" depuis 2000. Toutefois, "24 pays européens, dont la France, dépassent les normes réglementaires de qualité de l’air pour au moins un polluant". Manquements qui ont valu à l’Hexagone le renvoi par la Commission européenne devant la Cour de Justice de l’Union Européenne au mois de mai pour non respect des normes de qualité de l’air.